Voir les hippopotames en Gambie par soi même

Voir des hippopotames par soi même en Gambie

Voir des hippopotames est une activité plutôt connu en Gambie et assez chère, il faut bien compter 1600 Dalasie (30€) pour l’aller-retour, c’est très cher pour ces pays là !

Pour ne pas payer ce prix là et avoir une expérience un peu différente, je suis allé dans un petit village de pêcheur pas loin de là où se trouve les hippopotames : Kudang Tenda,avec une longue négociations avec les pêcheurs locaux, on est tombé d’accord pour 1000 Dalasi pour voir les hippopotames, ils ont acceptés, c’est une aubaine pour eux, ils arrêtent tout de suite de pêcher pour ça.

C’est un peu osé d’arriver dans un village comme ça, mais c’est la meilleure solution pour à la fois trouver une expérience authentique, pouvoir faire travailler ceux qui ne profitent pas du tourisme d’habitude tout en payant moins cher.

On est tout de suite parti, mais il était plus de 16h et à cette heure là les hippopotames étaient cachés dans la brousse pour se reposer, en revanche à cette heure là l’eau de la rivière et ses reflets sont magnifiques !

En rentrant bredouille, les pêcheurs m’ont très gentiment invité à rester dans le village jusqu’au lendemain matin où l’on partirai tôt pour avoir une chance de voir les hippos, sans me demander plus d’argent. Ils me disent que ils auraient beaucoup aimé le fait que je puisse les voir, et tiennent à ce que ça arrive.

Ils m’ont fait visité ce petit village qui est en fait un village de pêcheurs Sénégalais, venu ici pour vivre du fleuve et de ses poissons, un village très beau et atypique.

Les locaux étaient très surpris de me voir, les enfants criaient “toubab ! toubab !”, c’était incroyable.

Le soir j’ai mangé avec eux : du corned beef frit, c’était vraiment très bon et je n’avais jamais pensé à faire frire ça.

Tous les enfants se sont rassemblés devant la seule maison qui a de l’électricité grâce aux panneaux solaires, pour se mettre devant une seule télévision, une trentaine d’enfants face à un petit écran, un moment très convivial bien digne de ces petits villages.

Un à un, des hommes se présentent à moi, des jeunes sont curieux de me connaître, tandis que les doyens se doivent de le faire, mais tous m’accueillent avec de grands sourires, qu’ils soient au loin ou en train de me serrer la main.

C’est assez surprenant mais ce village est situé à seulement 5km de la grande route et l’électricité, pourtant il ne possède pas l’électricité, ils ont juste un tuyau d’eau pour tout le village, c’est quelque chose d’assez commun en Gambie, beaucoup de villages ne sont pas desservis par l’eau et l’électricité même quand ils sont à côtés. Les priorités sont ailleurs.

Bref ! Revenons aux hippopotames ! Après un petit bain matinal dans le fleuve, on part tout frais à la recherche des hippopotames.

Tout en guettant les hippos dans le fleuve, on croise la route de beaucoup d’autres animaux :

Mais on croise aussi pas mal de pêcheurs, étonnés de me voir mais toujours accueillants.

L’appareil photo ne les a absolument pas dérangés, alors qu’à George Town ça aurait probablement été différent, c’est l’avantage d’être là où il n’y a pas de tourisme.

Finalement on voit 2 têtes d’hippopotames au loin ! Une grosse femelle et son petit.

On s’en rapproche petit à petit, les pêcheurs s’approchent petit à petit en longeant la rive, car en cas d’attaque, il vaut mieux ne pas être au milieu du fleuve.

Doucement on s’approche, sans les déranger.

Finalement ils nous repèrent et on éveille la curiosité du jeune hippo, ils sont restés là devant nous pendant quelques minutes avant de continuer leurs routes, le petit nous guettait d’un air curieux tandis que la maman nous surveillait, ça a bien duré 5-10 minutes, enfin je crois.

C’était un moment incroyable, comme si le temps s’arrêtais, c’était ma première rencontre avec des hippos, et quelle rencontre ! Je m’en souviendrai toute ma vie.

Sur le retour les 2 jeunes pêcheurs en ont profité pour ramasser les poissons coincés dans les filets, les filets sont posés tout le long de la mangrove qui sert de nid pour les poissons, les plus gros se coincent dans le filet, les pêcheurs n’ont plus qu’à venir les ramasser tous les jours.

Voilà comment on vit de la pêche sans excès (clin d’œil).

Ces 2 pêcheurs s’appellent Amboy et Agafay, si vous voulez sortir un peu du circuit touristique et faire vivre ceux qui en ont besoin, voilà leur contact Whatsapp : +2207510050, ils parlent assez bien anglais et seront plus que ravis de vous accueillir.

N’attendez rien de professionnel, c’est plutôt une relation amical.

Personnellement c’est une de mes expériences préférés de tout mon voyage en Afrique, c’était très authentique et très imprévu, pile poil ce que je préfère !

Je reviens d'un voyage d'un an à moto en Asie, prochaine étape l'Afrique en C15 !

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