Visiter Conakry, l’autre visage de la Guinée

Un cauchemar de circulation

Conakry est une des villes les moins organisés que j’ai pu voir en Afrique, les 2 fois où j’ai voulu y aller en voiture, je me suis retrouvé pendant des heures dans les bouchons et je n’ai pas pu visiter ce que je voulais voir.

En fait il existe une grande route qui traverse la ville, celle-ci est tout le temps bouchonnée, mais le pire c’est qu’après 14h ils ferment un côté de la route pour que les gens du centre puissent sortir vers l’extérieur de la ville, à ce moment là certains prennent la route en contre sens et ça devient du grand n’importe quoi, sans compter les nombreux travaux ou les vendeurs sur la route qui empire la situation.

Sur la photo d’en dessous on peut voir les motos passer sur l’autre route parce que les travaux obligent les gens à prendre la route en sens inverse, et là on est très très loin du centre.

Les bouchons de Conakry

La route à Conakry est très dangereuse à cause des nombreuses motos, les nombreux vendeurs ambulants, du fait qu’il n’y a presque pas de passages pour les piétons et qu’ils traversent comme ça, en seulement 2 jours j’ai vu beaucoup d’accidents entre les voitures et un piéton renversé par une moto, heureusement un accident pas trop grave, mais faites très attention.

Vous devez aussi ajouter à ça que c’est la pire ville pour circuler avec une voiture Européenne, je me suis fais arrêter tous les 200m, chaque policier vérifiait bien mes papiers et me faisait perdre du temps pour que je lâche un billet, c’est comme ça que les touristes circulent ici, ils lâchent un petit billet pour pas perdre du temps et entretiennent ce mauvais système, ne faites pas ça. Souriez, soyez patient et continuer votre route.

Et je ne parle même pas des policiers qui me demandaient de façon évidente et peu subtile un billet même si mes papiers étaient bons.

En termes des pires en policiers en Afrique pour moi, la Guinée se hisse en 2ème place juste derrière le Nigeria, le pays est très pauvre et la corruption très répandu, grâce à la corruption les policiers peuvent vivre avec bien plus de confort que les autres.

Mais il y a toujours des policiers extrêmement gentils et d’un façon générale j’aime beaucoup les Guinéens, je me souviens notamment d’un policier à un barrage qui m’avait demander de l’argent de façon brut et peu subtile, avant même que j’ai eu le temps de répondre son supérieur lui est tombé dessus en lui disant que ça ne se faisait pas, avec un grand sourire il m’a souhaité une bonne journée et m’a laissé passer.

Le marché au bétail

Comme dans toutes les grandes villes d’Afrique de l’Ouest, il y a un énorme marché aux bétails juste à côté de la route principale, lorsque je l’ai vu je me suis tout de suite arrêté sur le côté de la route pour aller voir ça.

Pour traverser la route c’est un vrai danger, c’est comme traverser une autoroute mais tout le monde le fait ici, ils n’ont pas le choix il y a aucun autre passage, soyez prudent !

Le marché aux bétails de Conakry

A peine arrivé dans le marché que je me fais déjà abordé par un vendeur qui me propose d’acheter un bœuf ! Évidemment je refuse et je continue ma route,  beaucoup de vendeurs très sympas sont alors venus discuter avec moi, ils m’autorisent très gentiment à prendre des photos et sont même très content que je prenne une photo avec eux. C’est ça les Guinéens, ce sont des gens très brut mais très chaleureux.

(On est tous très transpirant, la chaleur à Conakry est étouffante !)

Il y a aussi une personne qui visiblement ne voulait pas du tout de ma présence, mes « nouveaux amis » m’ont dis de l’ignorer et ce n’est pas grave, c’est quelque chose auquel il faut s’habituer quand on explore l’Afrique par soi même, surtout dans les grandes villes, il ne faut pas oublier que la France a fait beaucoup de problèmes dans ces pays et ces réactions sont compréhensibles, il ne faut pas s’arrêter à ça et même discuter avec cette personne quand c’est possible, ça change souvent totalement la relation.

Bref j’ai passé un super moment dans cet endroit qui ressemble à une ferme en bord d’autoroute, c’était complètement dingue, j’ai fais beaucoup de rencontres et je n’ai eu aucun regret à m’être arrêté malgré que j’étais un peu nerveux de me balader comme ça. Il faut oser !

Ce marché, probalement le plus grand de la ville, se trouve dans la commune de Matoto en longeant le terrain d’aviation, de toute façon si vous trainez dans Conakry vous le croiserez un jour ou l’autre.

Stade

Pas loin du pont du 8 Novembre se trouve un stade où j’ai pu assister à un match, c’est un petit stade du village dont je n’ai pas pu retrouver le nom mais l’ambiance est très sympas, dans cette zone il y a aussi pas mal de ponts qui traversent la route, et des marchés, une occasion de faire quelques photos.

Affiche publicitaire géante de Conakry

Ce qui m’a le plus plu ce sont les enfants qui grimpaient sur la rambarde juste en dessous d’un énorme panneau publicitaire pour des boissons.

Visiter Conakry
Visiter Conakry

Ça créé un vrai décalage entre le monde très riche et capitaliste d’une partie de Conakry et les villageois très loin de ce mode de vie et un peu perdu là dedans. C’est quelque chose qu’on retrouve beaucoup partout en Afrique et surtout dans les grandes villes.

L’Afrique s’est développé qu’en partie, la population la plus riche s’est très vite développé afin d’essayer de suivre un mode de vie Européen, laissant pour compte la majeur partie de la population qui vit toujours sans électricité ni eau courante même en ville. Le problème vient autant des personnes à la tête de ces pays que des nôtres, les relations entre la France et ses ex-colonies sont basés sur le profit et ne font qu’empirer la chose.

D’ailleurs pour montrer quelques contrastes à Conakry, en regardant sur le côté de la route on peut souvent voir des poubelles énormes à ciel ouvert où les déchets sont brulés, certains locaux, et même enfants se baladent dans la fumée toxique pour ramasser tout ce qu’ils peuvent, et ça alors même qu’on est à Conakry, pas loin du centre.

C’est ce qui m’a le moins plu à Conakry, il y a une énorme inégalité, très visible entre le côté riche et pauvre, même si on voit ça partout en Afrique, certaines grandes villes ont su mieux se développer uniformément.

Les poubelles à Conakry

Petit conseil : il y a beaucoup de vendeurs ambulants dans les rues et les bouchons qui vendent de l’eau, des boissons, des gâteaux, même des chaises et des mixeurs, n’hésitez pas à leurs acheter des choses, ça permet d’avoir un contact sympas et ça soutient les familles qui n’ont pas grand chose, surtout n’hésitez pas.

C’est d’ailleurs à côté du stade que j’ai rencontré des jeunes qui passent la journée à côté de la route en vue d’avoir des clients, leurs travail est de fixer des choses sur la voiture à l’aide d’un piston, il y a très peu de travail même en ville alors tout le monde essaye de trouver quelque chose à faire.

Tous ces jeunes étaient incroyablement sympas, on a beaucoup discuté, ils étaient très souriant et chaleureux, évidemment on a fait quelques photos avant que je reparte. Le genre de rencontres brefs qui laissent une marque indélébile !

Les marchés à Conakry sont aussi très beaux, si vous osez y aller vous êtes sûr que tout le monde vous regardera mais c’est aussi l’occasion de faire des dizaines de rencontres, de plus les marchés sont très beaux, j’ai pu les voir de l’intérieur et de loin mais je n’ai pas de belles photos à vous montrer, les seules occasions que j’ai eu de faire une belle photo c’était dans un bouchon, c’était donc pas possible.

Les marchés de Conakry

Résumé

Mon passage à Conakry fût très particulier, n’ayant pas eu le temps de faire de vrais visites, j’ai globalement vagabondé un peu partout dans la ville en suivant les bouchons, je sais que ma vision de Conakry est très différente de celle qu’on peut avoir en faisant du tourisme là bas, mais elle me plait beaucoup, en mon sens j’ai vu la vrai Conakry, ses problèmes, ses beautés et ses rencontres. Aucun regret là dessus. Et j’espère que ces petites découvertes que j’ai faites vous aideront à voir Conakry telle que je l’ai vu.

Je reviens d'un voyage d'un an à moto en Asie, prochaine étape l'Afrique en C15 !

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