Visiter la région de Kouammakou et ses Takientas

Sortir du Togo par Koutammakou, la terre des Batammariba

Il est possible de rentrer au Bénin à partir du Togo en passant par Koutammakou, la terre des Batammariba, très connue pour ses maisons si atypiques et d’une très grande richesse culturelle.

Pour visiter la région le prix d’entrée est de 1500CFA, mais ne donnez rien si on ne vous donne pas un ticket en échange, certaines personnes peuvent se faire passer pour les gardes du parc.

Sortir du Togo par Koutammakou

Les Takientas de Koutammakou

Chaque maison se nomme « Takienta » et ressemble à un mini château-fort, sur les « tours » de celui-ci on peut trouver de grands vases ovales qui sont enfaite des greniers où les habitants entreposent leurs denrées, à l’abri des animaux et des voleurs.

Ces takientas sont des bijoux d’architecture qui permet aux locaux d’être toujours au frais, on y trouve souvent un trou pas plus large que la taille d’un adulte qui permet à l’air de circuler dans la maison.

Chacune de ces takientas est vraiment unique et reflète entièrement la hiérarchie sociale de ses habitants. Les locaux sont d’ailleurs habitués mais toujours très étonnés de voir des touristes passer par ici. C’est pour eux une grande source de revenu et de fierté de voir leur région et leurs bâtisses si connu.

La région de Koutammakou, terre des Batammariba
La région de Koutammakou, terre des Batammariba

Les alentours de la région sont magnifique en cette saison sèche. J’ai l’impression d’être au milieu d’un grande savane où les Batammariba cultivent la terre.

Des plaines très vastes et désertes laissent parfois deviner une petite colline dans le fond, dominant ces étendues sans fin.

La région de Koutammakou, terre des Batammariba
Sortir du Togo par Koutammakou

Pour la voiture

Les frontières sur ce trajet sont minuscules et très peu équipés.

Je n’ai pas eu de mal à sortir et à avoir un Laisser-passer pour la voiture (pour 5 000 CFA), la frontière est très facile à passer sans Carnet de Passage, tout comme celle du Togo.

Ps : le policier à la frontière du Bénin vous demandera surement plus que 5 000 CFA, ne cédez pas, il est très gentil mais c’est un opportuniste.

Frontière du Bénin depuis le Togo

Pour le Visa

Normalement le visa du Bénin, tout comme celui du Togo est l’un des plus simples et des moins cher d’Afrique de l’Ouest, en effet il ne coûte que 10 000CFA et peut se faire directement à la frontière.

Malheureusement ils n’ont pas pu me faire un Visa à la frontière du Bénin à Boukombé, ils m’ont tout de même mis un coup de tampon et m’ont laissé passer en me disant de me rendre au commissariat de Natitiqou.

J’ai donc pris la route sans visa, en toute illégalité en espérant que le tampon de la frontière suffirait à me disculper en cas de problème. Mais j’ai découvert que les contrôles de police se font très rares dans le pays.

Traverser la frontière du Bénin
Sortir du Togo par Koutammakou
Traverser la frontière du Bénin
Traverser la frontière du Bénin

Une fois au commissariat de Natitiqou, le policier très accueillant m’explique qu’il ne peut pas me donner de visa non plus, mais il me donne aussi un coup de tampon pour prouver que je suis passé.

J’ai dû conduire jusqu’à la frontière du Burkina Faso en passant par le commissariat de Tanguiéta qui m’a fait la même chose, c’est seulement sur la frontière du Burkina Faso qu’on a pu me faire un vrai visa pour 10 000 CFA. Attention ces policiers là sont aussi des opportunistes, mais ils sont très gentils et très accueillants. L’un n’empêche pas l’autre.

Prix et papiers du visa pour le Bénin

Le Parc de Pendjari abandonné

J’en ai profité pour passer par le parc de Pendjari que j’ai longuement hésité à visiter à cause des enlèvements de Français qui ont eu lieu ici un an auparavant.

En arrivant j’ai découvert des cases pour les touristes complètements à l’abandons, certaines sont mêmes en partie démolies, des locaux sans domiciles s’y sont visiblement installés.

Le parc de Pendjari abandonnée
Le parc de Pendjari abandonnée

L’un d’eux, un vieil homme, me montre l’entrée du parc avec son doigt, il était probablement inquiet que je sois venu le déloger.

C’est au bout d’un tunnel sombre et inquiétant créé par les arbres, que je distingue le grillage et l’entrée du parc.

J’avoue qu’à ce moment là j’étais un peu inquiet, c’est très étrange de se rendre à un endroit où un enlèvement a eu lieu. On a tendance à imaginer ça tellement loin quand ça passe à la télévision, mais d’un coup j’ai réalisé que c’était juste là.

Mais d’un point de vue objectif, je savais que le parc était désormais sécurisé et surveillé, il n’y avait aucune raison de penser qu’une attaque arriverai maintenant et ici.

Le parc de Pendjari abandonnée

Au bout de celui-ci je rencontre 2 jeunes hommes armés, ils sont là pour protéger le parc depuis l’attaque de l’année dernière. Ils m’expliquent très gentiment que le parc est fermé pour l’instant et jusqu’à nouvel ordre.

Tant pis, j’aurais au moins essayé de voir ce qu’il en est. Il est très dur de trouver des informations d’actualités en Afrique sans se rendre sur place.

Je reviens d'un voyage d'un an à moto en Asie, prochaine étape l'Afrique en C15 !

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