Visiter réserve du Cap Blanc

Nouadhibou et le Cap Blanc

Les alentours

Juste après la frontière je croise le train de la SNIM, une entreprise qui fabrique du Charbon, le train est très impressionnant par sa longueur, il relie Nouadhibou à Zouerate sur 704 km !

Le train de la Snim en Mauritanie

En direction de Nouadhibou, je croise un énorme élevage de chèvres, vaches et dromadaires, les clôtures sont faites avec des débris ou des morceaux de bois, c’est un endroit curieux et étonnant qui m’a marqué, d’autant plus que les éleveurs qui y vivent sont très gentils et m’ont tout de suite invité à leur parler.

Elevage à la Mauritanienne

Les chèvres en Mauritanie mangent les détritus par terre, c’est pas cher pour les éleveurs et ça “nettoie” les environs, mais je doute du bien fait de la viande pour le corps ensuite. Pourtant c’est ça que je mangerais la plupart du temps.

Chèvre en Mauritanie

Nouadhibou

Je me souviens parfaitement de ma première entrée à Nouadhibou, j’ai vraiment compris que je rentrais dans l’Afrique, c’est beaucoup moins propre et organisé que le Maroc, que je trouvais déjà bien désorganisé, mais ici ça n’a rien à voir, c’est un autre univers.

Ici (et à Nouakchott), les gens roulent dans des voitures qui n’ont plus rien, il ne reste plus que la carrosserie, c’est hallucinant à voir, mais ne vous inquiétez il ne roule pas si mal (attendez de voir Nouakchott).

Visiter la ville de Nouadhibou

Ici les habitants jettent tout dans la rue, lorsque j’ai acheté une carte Sim, je voyais les magasins de téléphones jeter des emballages plastiques par dessus le stand directement dans la rue. En plus de ça il n’y a pas de service à ordures et très peu de poubelles.

Il ne faut pas oublier que les Mauritanien ne sont pas gens volontairement sales, ils n’ont juste pas l’éducation et les moyens de garder leurs rues propres et c’est un problème qui sévit dans la majorité des pays ici. Les poubelles se font très rares.

Critiquer un Mauritanien qui jette un plastique dans la rue, c’est comme critiquer un Vietnamien qui jette son gobelet depuis le train. Tout est une question d’éducation, nous même nous ne sommes pas née avec l’aptitude de penser à la planète, même si ça fais mal à voir il faut être compréhensif.

Visiter la ville de Nouadhibou

Ici beaucoup de gens transportent par chariot tiré par un âne, il faut faire attention quand on conduit dans ces villes à ne pas s’en taper un, il roule toujours sur le bord de la route.

Visiter la ville de Nouadhibou

C’est aussi ici que je fais ma deuxième vidange depuis le départ, pour ça je trouve un jeune mécanicien avec qui j’ai pu discuter, j’ai pu prendre son portrait et celui d’un jeune qui l’accompagnait. Les gens ici sont très gentil, parfois ils peuvent avoir l’air froid, mais il suffit d’un bonjour pour voir leur côté chaleureux.

A Nouadhibou il n’y a pas d’attraction propre, il faut juste se balader, contempler cette façon de vivre si atypique, déambuler… En revanche c’est l’une des seules villes où vous pourrez retirer (Société Générale) alors pensez y ! 

Cansado, la cité minière

Cansado fût construit dans les années 60 afin de loger tout le personnel travaillant les usines de la SNIM. Je suis donc parti voir avec un air curieux mais j’avoue avoir été déçu, il n’y avait pas grand chose à voir, simplement de vieux bâtiments habités, rien qui ne m’a vraiment marqué finalement.

Mais vous pouvez y passer, ce n’est pas loin de la route pour le Cap Blanc.

Le Cap Blanc

La route pour le Cap Blanc est un peu différente de celle sur le GPS, il faut tourner à droite un peu avant, car celle sur le GPS est condamné, mais vous trouverez facilement il suffit de toute manière de prendre le chemin qui passe au dessus du chemin de fer.

Une fois le chemin de fer passé, vous pouvez dire adieu au goudron et bonjour au sable, la route n’est pas très bonne mais ça passe avec n’importe quelle voiture, n’oubliez pas d’accélérer et secouer le volant dans les moments où il y a du sable.

Une fois là bas il faut s’acquitter d’un droit d’entrée de 2€ si je me souviens bien, on peut aussi visiter le musée.

Le Cap Blanc est surtout célèbre pour loger 2 spécimen de phoque moine, une espèce en voie de disparition, malheureusement je n’ai pas pu en voir pendant que j’y étais.

De là bas on est bien haut au dessus de la mer voilà la vue :

Vue sur le cap blancen Mauritanie

En revanche en descendant sur les plages plus bas en s’aidant d’une corde j’ai pu voir un bon nombre d’oiseaux et de pêcheurs qui passent juste devant le banc, c’est très jolie.

Visiter le Cap Blanc en Mauritanie
Visiter le Cap Blanc en Mauritanie

En explorant cette petite plage on peut aussi y découvrir beaucoup d’oiseaux vivant dans les flaques laissés par l’eau.

Visiter le Cap Blanc en Mauritanie
Visiter le Cap Blanc en Mauritanie

Au bout de la plage on peut distinguer une vieille cabane de pêcheurs qui tient encore par miracle.

Visiter le Cap Blanc en Mauritanie

Malheureusement la réserve est très mal conservée, il y a des détritus partout et depuis le banc on voit le nuage noire de la SNIM et les énormes bateaux dans l’eau. De mon point de vue ça fais partie intégrante du voyage en Mauritanie mais je sais que certains n’aimerais pas voir ça.

Visiter le Cap Blanc en Mauritanie

A la tombée du jour depuis les falaises on peut voir au loin les pêcheurs se situant au milieu des 2 eaux, l’un couleur verte, l’autre d’un bleu profond. Ils valsent d’un côté à l’autre, j’imagine que c’est l’endroit rêvé pour pêcher, en tout cas c’est un jolie spectacle.

Visiter le Cap Blanc en Mauritanie

En remontant je découvre la vue de l’autre côté :

Visiter le Cap Blanc en Mauritanie

J’ai le droit à un superbe couché de soleil façon Sauron :

Couché de soleil étonnant en Mauritanie

Le soir je sympathise avec le gardien du phare, un Mauritanien très gentil qui n’a pas arrêté de gratter ma super frontale (je ne me souviens plus de son prénom, au moment où j’écris l’article je suis en Guinée et j’ai rencontré un bon millier de personnes depuis). Il me propose de pêcher avec lui, en tout on passe plus de 3h à pêcher et discuter.

Pêcher au Cap Blanc en Mauritanie

Je lui ai visiblement porté chance puisque ce soir il a pêché 6 poissons ! Il insiste d’ailleurs pour que j’en prenne un, je prend le plus petit et je le cuisine dans ma voiture avec du couscous.

Le soir c’est l’occasion de découvrir d’autres espéces animales, à commencer par ce crabe magnifique qui traduit parfaitement son état mental avec ses yeux :

Calme : 

Crabe en Mauritanie

Enervé :

Crabe en Mauritanie

Mais aussi les Fennecs, ces adorables animaux sont nombreux la nuit, mais ils ont très peur et sont impossible à approcher et donc photographier. Mais si vous utilisez votre frontale un peu partout de temps en temps vous croiserez 2 rond blanc qui vous fixeront, c’est un fennec ! Ces chapardeurs avait très envie de piquer notre poisson !

Le phare

Le phare du Cap Blanc a été construit en 1920 par les Français et il fût abandonné en 1960, c’est un ancien phare qui n’est plus entretenu et qui possède un charme tout particulier. Aujourd’hui seul le garde vit dedans mais il n’a ni électricité ni eau.

Le Phare du Cap Blanc en Mauritanie

Les machines servant aux phares sont encore là mais totalement rouillé et inutilisables, le gardien se débrouille d’ailleurs seul pour avoir l’électricité et l’eau.

Le Phare du Cap Blanc en Mauritanie

Le gardien me permet de monter tout en haut, l’escalier tourbillonnant est rongé par la rouille et chaque marche menace de s’effondrer mais j’arrive en haut sans problème

Le Phare du Cap Blanc en Mauritanie

En haut j’arrive au niveau de l’ampoule, qui a bien vieilli elle aussi.

Le Phare du Cap Blanc en Mauritanie

Mais le meilleur dans tout ça c’est la vue qu’offre le phare, c’est magnifique !

Vue Panoramique depuis le Phare du Cap Blanc en Mauritanie

Si vous allez au Cap Blanc vous pouvez demandez à rencontrer le gardien, sympathiser avec lui, il est très gentil et voudra probablement passer du temps avec vous, si vous êtes gentil en retour il vous fera peut être monté en haut du phare.

J’ai beaucoup aimé Nouadhibou et le Cap Blanc, ce sont des endroits un peu à l’abandon mais qui possède une forte ambiance, on ne peut pas rester de glace, il faut juste oser et partir découvrir tout ça, bien souvent seul !

Je reviens d'un voyage d'un an à moto en Asie, prochaine étape l'Afrique en C15 !

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