tribu lolos noirs vietnam

Dormir chez les Lolos Noirs sans guide. Incroyable !

La tribu des Lolos noirs est une très petite ethnie vivant près de Bao Lac, la tribu ne compte que 4 000 individus et pourtant elle possède sa propre croyance et son propre langage, le nom vient de leurs costumes traditionnels qui sont majoritairement noir. Les Lolos noirs ne descende presque jamais de leur montagne, sauf le jour du marché ethnique, ce qui conduit évidemment à une consanguinité mais ce n’est pas un problème là bas, ils ne restent qu’entre eux.

Pour y aller 2 solutions:

Prendre un guide du tourisme responsable :

Amica Travel, l’agence de voyage qui a aidé « Rendez vous en terre inconnu » pour l’épisode sur les Lolos Noirs avec Frédéric Michalak, propose des tours de plusieurs jours à la rencontre des Lolos Noirs avec un guide dans un tourisme responsable afin de préserver la culture des Lolos. C’est une solution évidemment plus cher mais qui peut vous éviter un sentiment de gêne, et qui peut vous permettre de pouvoir parler avec eux et apprendre de leur culture. Amica Travel m’a contacté suite à mon article pour faire bénéficier de mes lecteurs de 5% de réduction sur les tours qu’ils offrent.

Conditions de l’offre : taper « TheWildTrip » dans la case Parrainage lors d’un devis sur le site de Amica Travel :

Amica Travel

Se rendre là bas tout seul :

Ou vous pouvez aussi y aller seul, il existe en fait des homestays récents dont il est assez dur de trouver une trace sur internet, mais tout ce que vous avez à faire est d’aller au village et demander un « homestay », il faut juste oser. Ensuite je vous conseillerai d’aller passer le bonjour à Chièn et sa famille, je suis sur qu’il vous proposeront de dormir chez eux.

Les 2 solutions ont leurs avantages et inconvénients, passer par une agence permet d’avoir un guide, apprendre de la culture, poser des questions à la tribu, découvrir des choses inaccessible seul; y aller sans guide permet de profiter de l’expérience seul, découvrir pas à pas et ne demande que très peu d’argent. Voilà pourquoi j’ai souhaité mettre à disposition les 2 solutions pour que chaque personne ai une solution d’y aller.

Que ce soit pour une solution ou l’autre n’hésitez pas à me contacter pour des renseignements, ce serai avec plaisir !

Mon expérience :

Le premier échec

Alors là on parle de ma plus belle expérience, non pas d’Asie mais de ma vie entière ! Rentrons dans le contexte…

Je suis à moto dans le Nord du Vietnam, je planifie d’aller faire un tour au marché ethnique de Bao Lac; et j’apprends en cherchant un peu sur internet qu’une ethnie vivant pas loin est passé dans « Rendez vous en terre inconnue » avec le Rugby Man Frederic Michalak; curieux, je décide d’aller jeter un coup d’œil.

Je roule donc jusqu’au sommet de la colline, là où se situe le village des Lolos Noirs; je me gare, et j’essaye de rencontrer les locaux; mais je sent que très peu de personnes viennent ici car tout les yeux sont rivés sur moi; c’est très dérangeant d’avoir l’impression de déranger, je fait donc un petit tour et fait demi tour pour me diriger vers le tour d’Ha Giang.

Le regret !

Le tour d’Ha Giang dura 4 jours, et pendant tout ce temps je me suis dit que j’aurais du demander si je pouvais loger dans le village; au moins essayer, si je me fait remballer c’est pas grave non?

Une fois le tour fini je prend mon courage à 2 mains et je me redirige vers le village; (je me retape donc les 60 km pour y aller, qui sont affreux car la route est en très très mauvais état); cette fois je rencontre des enfants, évidement il ne parle pas Anglais, la plupart ne parle même pas Vietnamien; mais lorsque je dit « homestay » j’ai senti qu’on se comprenait, il a alors appelé sa mère avec qui j’ai réussi à dialoguer corporellement; elle m’a demandé seulement 100 000 Dong (3,7 Euro) pour la nuit, la nourriture et tout le restes. Et j’ai pu passer ma première nuit dans ce village. YES !

Mais ce n’est que le début..

Il est encore tôt alors je décide de sortir faire un tour dans le village et les alentours; je commence par le lavoir, c’est la rivière irrigué par des bambous, qui est la seule source d’eau du village; tout le monde vient ici pour faire sa lessive ou avec un sceau et le transporte jusque chez eux. Je commence à voir de plus en plus de sourire sur les visages; les gens savent maintenant pourquoi je suis là et ont l’air plus heureux de me voir.

Un peu plus loin se trouve ce que j’appellerai le centre du village; ce n’est que quelques maisons de bois mais l’atmosphère est différente; je pense que ce sont les familles importantes qui vivent là, je ne les ai jamais vus sans leur costumes dans ce coin. En face il y a un terrain pour jouer, autrefois le terrain était une rizière donnant sur les montagnes.

Une femme m’a refusé une photo (elle est à gauche, hors champ de la femme au centre); car elle avait des tâches sur ses habits, lorsque j’ai compris j’ai pris une grande claque. La photo est très importante pour eux, ils doivent être très présentable, je ne pense pas qu’ils se doutent que c’est justement ça qu’on aime nous les étrangers; c’est de les rencontrer comme ils sont sur le moment.

C’est ici que je rencontre un petit bonhomme, qui porte déjà le costume traditionnel.

Puis je rencontre mon futur photographe; qui sera très heureux de jouer avec ma caméra et réussira même à me prendre en photo.

Après avoir joué un peu avec les enfants je continue ma route hors du village; les maisons sont de plus en plus éloigné, mais c’est ici que l’on trouve les rizières, elles sont partout, c’est magnifique.

La famille de Chièn

C’est là que je rencontre une femme, très gentille; je lui demande si je peux prendre une photo, elle est très contente de faire le modèle, puis elle me fait comprendre que je dois la suivre.

Elle m’amène jusqu’à sa maison où attendent son mari, son fils et sa fille. Je discute avec la famille, ils ont l’air très content lorsque je dis que je suis Français (je me fais comprendre); le mari me dit avec un mime que je traduit par dormir et en disant « Michalak »; que Frédéric Michalak aurait dormi ici !

Là j’ai un doute sur le fait d’avoir vraiment compris ou non, ce serai vraiment un grand hasard de tomber sur la même famille, je mets alors dans un coin de ma tête qu’il faut que je regarde le documentaire pour voir si c’est bien ça, et effectivement j’avais bien compris !

Le feu est à l’intérieur sur une plaque de ciment ou de pierre

Le Monsieur que vous voyez là, c’est « Chièn », le mari; celui qui a effectivement accueilli l’équipe de Rendez vous en terre inconnu.

Bref la famille insiste pour que je mange et m’offre des friandises sucrés qu’ils font ici; je demande comment ils les font, ils me montrent d’énormes jarres, 3 fois plus larges que moi et grandes jusqu’à ma poitrine; débordant de graines, ce sont les provisions qu’ils font toute l’année, en ce moment ce n’est pas la période des récoltes. Elles étaient d’ailleurs toutes succulente ! Vraiment incroyable !

On arrive enfin à discuter un peu grâce au traducteur du téléphone qui me traduit en Vietnamien; et la petite fille parle assez bien Vietnamien, en effet depuis l’émission une école à été construite pas loin du village.

Ils me proposent alors de dormir chez eux; ce à quoi je dois répondre non car je reste à l’homestay à l’entrée du village; mais je leur dit oui pour demain ! Et là il n’y a pas de question d’argent, c’est la seule chose qui me dérangeait dans l’autre famille; c’était d’avoir l’impression d’être un client, chez les Chièn c’est uniquement un échange culturel.

Retour dans l’autre famille

Je rentre donc au homestay, ils ont préparé à manger pour tout le monde; petit aparté…

J’ai mangé beaucoup de choses depuis que je voyage; parfois périmé, ou très mal cuisiné, mais je n’ai jamais mangé quelque chose comme ça !

C’était de la viande avec le gras et la peau (ici on ne gâche rien), la viande avait surement périmée, ils ont dû la refaire cuire, ça a ensuite repérimée, ils l’ont refait cuire… Sinon je ne peut pas expliqué le goût atroce mais je ne fais pas la fine bouche et je mange, le respect avant tout. Et puis je me dit que si il le mange; alors il n’y a aucune raison de ne pas le faire.

Et avec ça je bois le fameux alcool de riz que j’avais déjà bu en Thaïlande et au Laos; mais l’alcool de riz de ce village est vraiment pas bon (je m’excuse); je pense qu’ils le font en fait avec du maïs (selon un local qui me montre du maïs lorsque je lui demande).

J’étais donc coincé dans une spirale infernal entre viande périmée et alcool de maïs vraiment pas bon pour essayé de faire passer; ce qui empirait le goût. Heureusement on me servait parfois du thé que je dont je me délectais comme si c’était un nectar venant directement du paradis.

Dans la maison il y a ce que je pense être l’origine de la viande que j’ai mangé plus tôt; une déco assez atypique !

Et toute les maisons ici dispose de ce genre d’autel qui sert à vénérer les dieux et protéger la famille. Dans celui ci on peut voir à gauche Ho Chi Minh l’ex leader du peuple Vietnamien et un membre de la famille à droite.

Croyance des Lolos Noirs

Il est temps d’aller dormir, plutôt facilement grâce à tout les verres d’alcool que j’ai ingurgité; mais c’est comme ça ici, on ne mange pas sans picoler, même le matin !

Direction famille de Chièn !

Le lendemain je me rend chez les Lolos que j’ai rencontré hier ! Petit bémol… La maison est loin et la route est difficilement praticable avec la moto… Tant pis, je tente le coup, je fais comme les locaux je conduis le long des rizières, mais si je fait tomber ma moto je ne la retrouverai plus jamais. Je descends de grandes pentes, je me perd, puis passe sous une maison, une vraie galère de 3h.

Lorsque les locaux de la maison sous laquelle je suis passé pour trouver un chemin, sortent et viennent m’aider, ils m’indiquent le chemin mais en plein élan pour repartir, ils m’invitent à manger et picoler ! Il y a 4 hommes et 4 femmes qui vivent ensemble; les familles ici vivent dans la même maison. Ils sont tous très heureux de m’inviter, bon sur la photo ça ne se voit pas beaucoup; faut dire qu’ils n’ont pas vraiment l’habitude du sourire forcé des photos. En tout cas une famille incroyable ! Et ils sont d’autant plus content lorsque je sort le nom de mon hôte : « Chièn ».

Quelques verres et bol de riz plus tard, je repars et atteint enfin la maison !

Evidemment tous les voisins sortent, m’observent, me sourient, me font coucou et je descends jusqu’à la maison de Chièn.

Manger ensemble

Le soir ils font à manger, c’est succulent, ce que j’aime beaucoup dans les pays d’Asie c’est qu’ils mangent tous du riz avec plein d’accompagnement; rendant le repas personnalisable, tu mets ce que tu veut dans ton riz.

Je rencontre d’ailleurs la grand mère (sur la 3ème photo), une dame assez âgé au sourire incroyable. De tous je pense que c’est celle qui m’a le plus souris; j’ai eu l’impression d’avoir embelli sa journée et de la même manière elle a embelli la mienne.

A chaque fois que j’arrête de manger on me force à en reprendre, la famille d’avant avait fait la même chose; ils n’ont rien et pourtant ils donnent tout.

Le lendemain matin je pars avec le père promener les bœufs dans la montagne, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans un autre monde, plus rien n’a d’importance dans ces moments là

Avant de partir, je demande à Chièn combien je lui dois pour le temps passé ici, consommation de nourriture etc.. Il me répond grâce au traducteur qu’il ne dispose pas de prix, ce n’est pas un hôtel.

Je lui laisse donc 200 000 Dong; ce qui est beaucoup pour eux mais en fait très peu comparé à l’expérience que j’ai eu. Je n’aime pas trop les échanges d’argent; mais là c’est différent de la première famille, il ne m’a rien demandé, c’est moi qui lui ai offert pour avoir accepté de m’héberger.

Les petites anecdotes

L’importance du père

  • Ce que je trouve très beau dans cette tribu c’est que le père a une importance fondamentale dans l’éducation des enfants; il se conduit comme une mère le ferai dans notre société à l’époque. D’ailleurs le jour où je suis aller sortir les bœufs avec le père, sa femme était parti travailler dans les champs toute la journée; c’est Chièn qui s’occupa des enfants toute la journée y compris le repas. J’ai trouvé ça incroyable.

Pas de gêne entre voisin

  • Les voisins ou la famille rentre chez eux pour manger, boire ou discuter toute la journée sans retenu; ils entrent comme si c’était chez eux, en plein milieu du repas, dans ce cas on rajoute juste un couvert et ça aussi je trouve ça incroyable.

La photo est un luxe

  • Lorsque j’ai demandé si je pouvais prendre une photo de famille ils étaient tous habillés de manière normal; et pourtant avant que je puisse prendre la photo, ils se sont tous changés avec leurs habits traditionnaux. Ça aussi, ça m’a marqué.
    (On dit qu’ils portent constamment leurs habits noirs mais c’est faux; en période chaude comme celle là, ils ne sont finalement pas beaucoup à le porter toute la journée).

Ma photo préféré c’est quand toute la famille n’arrive pas à en revenir que l’image de l’appareil photo se voit depuis mon téléphone en temps réel grâce à la connexion entre eux.

Pour résumé

Pour résumé ce fût une expérience incroyable, j’y retournerai certainement; et je n’ai aucun regret d’être revenu malgré mon sentiment de gêne.

J’ai appris que parfois les locaux peuvent avoir peur en voyant débarquer un touriste comme ça; mais une fois qu’ils savent que tu n’es pas là pour de mauvaises intentions, tout le monde est incroyablement gentil.

Lorsque j’y retournerai, j’aimerais leurs offrirent les photos sur format papier; j’ai eu l’impression que pour eux les photos représentaient quelque chose de très important.

Le post est un peu long mais je pense que ça représente bien l’importance de ces quelques jours dans mon voyage.

Pour y aller avec l’agence Amica Travel et bénéficier de 5% de réduction sur les tours opérateurs : Entrez « TheWildTrip » dans la case Parrainage depuis le lien :

Amica Travel

Les Photos Instagram

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