Visiter Dagana au Sénégal

La région méconnu du Fouta Toro

La région du Fouta Toro est un ancien royaume et une région historique dans le Nord du Sénégal, on y trouve beaucoup d’ethnies différentes et des batiments datant de l’époque coloniale.

Mais la force de cette région c’est qu’elle est totalement authentique, peu de touristes s’aventure par là alors que la région offre pleins de choses à voir.

En revanche encore beaucoup de routes sont en construction, il faut donc prévoir un peu de temps et de secousses pour arriver à destination.

Juste avant d’entrer dans la région, je croise sur le bord de la route des enfants en train de pêcher, lorsqu’ils me voient ils courent tous dans ma direction avec cet énorme sourire aux lèvres :

Anecdote étonnante :

Juste après avoir rencontré ces enfants, je croise des femmes entrain de faire la lessive dans la rivière seins nus, en me voyant elles aussi se jettent sur ma voiture mais dans un autre but, l’une d’elle me met ses seins au niveau de mon visage par la portière et me demande des “cadeaux”. Une bonne tranche de rigolade !

Ici la nudité n’est pas tabou, si vous n’avez jamais vu un pénis ou des seins pendant votre voyage c’est que vous n’êtes jamais sortis des villes.

Dagana

Dagana a un gros passé coloniale car c’était un gros centre commercial grâce à sa proximité avec la rivière et la Mauritanie.

La beauté de Dagana c’est de voir les locaux y vivre comme dans un village alors le centre est faite de maisons et de rues qui ressemblent un peu à ce qu’on pourrait voir en France.

Je suis tombé amoureux de ce vieux magasins avec ses anciennes publicités effacés sur les murs :

La beauté de Dagana c’est aussi ses habitants, très heureux de voir un toubab ils viennent tout de suite à ma rencontre et sont très content de poser pour mon appareil photo. Des gens vraiment adorables.

A Dagana on peut aussi trouver la statue de Ndatté Yalla Mbodj, la reine de l’empire Walo, rappelant l’importance de la ville au fil des siècles.

Podor

Sur la route pour Podor on peut voir des 2 côtés les locaux travailler les champs, de leurs vives couleurs ils donnent des nuances incroyables à ces champs verts.

Podor est aussi une ville au passé colonial, comme Dagana le centre de la ville est fait de rues et de maisons au style colonial. C’est magnifique de s’y balader.

Les locaux sont encore et toujours très sympas, ça ne change pas.

A Podor on peut aussi s’approcher de la rivière et voir de l’autre côté, c’est la Mauritanie. Ce côté de la rivière est un peu touristique, il y a un restaurant, des barques et des hôtels.

Il y a aussi le fort de Pordor datant de 1744 à aller voir, un fort impressionnant en bord de rivière.

L’île de Morfil

Là je sors totalement du tourisme, l’île de Morfil est la plus grande île du Sénégal, elle est coincé entre le fleuve Sénégal et un de ses bras, le Doué.

Pour y accéder j’ai dû prendre une sorte de ferry qui ne coûte que 1000 Cfa, on peut aussi accéder au côté développé de l’île par la route et des ponts mais je recommande ce passage là, plus authentique, plus jolie et qui donne accès directement aux petits villages.

Mais ce côté là est très loin d’être développé, une fois au village Diamal Edy, il n’y a plus de route.

Je me suis débrouillé en suivant les quelques traces de pneus que j’ai pu voir qui relient probablement les villages aux alentours, les locaux ici ne se déplacent que sur des charrettes tirées par des ânes.

L’île est majoritairement très sauvage avec des paysages typique de la savane et sa découverte est une vrai aventure avec la liberté de pouvoir rouler un peu partout.

J’ai découvert certains paysages incroyables au hasard, l’île possède beaucoup de petits lacs dû à son emplacement, créant parfois un oasis vert au milieu de la savane.

Voilà un peu à quoi ressemble les paysages et le chemin :

Les villages qui y vivent sont très typique est magnifique, en revanche je ne suis pas passé inaperçu évidemment et le regard des villageois peut être dur à encaisser parfois, mais ce n’est pas un regard méchant mais juste curieux, n’oubliez pas ça.

Je me souviendrais longtemps de cette île car c’est là bas que pour la première fois depuis plus d’un mois et demi à traverser des pays désertiques, j’ai enfin pu me baigner ! Et quel bonheur !

Bon dans cette eau il peut y avoir des crocodiles et des hippopotames. Mais si on ne s’éloigne pas trop du bord tout ira bien, en plus de ça les atatques de crocodiles sont bien plus rares qu’on l’imagine.

Je pars toujours du principe que si les locaux le font, je peux aussi le faire.

Le lac de Guiers

Le lac de Guiers n’est pas une étape à absolument faire mais je voulais quand même en parler. Car même si il est compliqué de s’approcher de l’eau à cause de la végétation mais les alentours du lacs sont vraiment très beaux.

Mais ce qui m’a le plus marqué c’est la gentillesse des locaux qui vivent dans les villages autour du lac, des locaux qui m’appellent et me font coucou de loin, je me souviens aussi d’un homme à qui j’ai demandé la direction et qui m’a répondu comme si c’était un grand honneur pour lui de m’aider. Enfin c’était vraiment dingue.

On peut y voir pas mal d’animaux aussi comme le Vanneau du Sénégal, le Singe à gueule rouge, des Varans, un Calao à bec rouge ou cet incroyable lézard rouge.

Dans la région on peut aussi voir beaucoup de ces termitières géantes, si caractéristique de la savane. Ces monticules pouvant atteindre 3m de haut sont des bijoux d’ingéniosité, l’air, la température, le taux de CO2, tout est contrôlé grâce à des évacuations d’air, et tout ça par des insectes de quelques millimètres de long.

Si bien que ces termitières augmente souvent la croissance des végétaux autour d’elles et participent grandement à la biodiversité de ces paysages.

C’est curieux parce que ces termitières je me souviens les avoir vu dans des documentaires que je regardais tout le temps quand j’étais jeune, à l’époque ce genre de choses me paraissait aussi loin que la planète Mars, pourtant en voyageant on se rend compte que la plupart des choses qu’on voit à la télé sont finalement très accessible et bien moins loin qu’on peut l’imaginer.

Il y a aussi une expérience incroyable que j’ai vécu dans la région mais qui méritait à elle seule un article complet :

J’avais longuement hésité à faire le tour de la région du Fouta Toro parce que ça faisait beaucoup de kilomètres et j’avais peur que ça me fasse perdre plus mon temps qu’autre chose, finalement ce fût une expérience incroyable, probablement même ma région préféré du Sénégal pour son côté authentique.

Anecdote : surprise effrayante

Sur la route retour à Linguère, je me suis arrêté pour chercher un distributeur afin de retirer, c’est alors qu’en me baladant dans les petites rues de la ville j’entend des bruits au dessus de ma tête, des bruits que j’ai tout de suite considéré comme des chants d’oiseaux.

C’est au bout d’un petit moment que les cris m’ont paru bien étrange, je n’avais jamais entendu de tels cris, peut être que c’était un oiseau que je n’avais jamais vu?

En levant la tête je fût subjugué et terrorisé par ce que j’ai vu !

Ce sont des chauve souris renards il me semble, la première fois que j’en vois, j’ai tout de suite pensé à des minis loups garous volants, un vrai cauchemar. Pourtant elles mangent les fruits de l’arbres sur lequel elles dorment.

Mais elles ont tout de même quelque chose de très mignon ces chauves souris, j’ai passé beaucoup de temps à les photographier, observer leurs comportements, les léchouilles qu’elles se font entre elles.

Si bien qu’au bout d’un moment un Sénégalais, curieux de me voir la tête en l’air vient me demander ce que je fais, je lui explique mais ça lui parait très peu compréhensible que je m’intéresse à ces animaux avec lesquelles il a vécu toute sa vie. Mais moi je trouve ça hallucinant !

Je reviens d'un voyage d'un an à moto en Asie, prochaine étape l'Afrique en C15 !

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