roadtrip birmanie

La Birmanie à moto ! Conseils et itinéraires

Alors on vous a sûrement déjà dit qu’on ne pouvait pas louer de moto en Birmanie quand on est touriste. Et ce que je vais dire va peut être en choquer certains mais il y a les lois et la réalité, et parfois les deux sont totalement en oppositions, c’est souvent comme ça en Asie. Donc oui on ne peut pas louer de moto en Birmanie quand on passe par une agence, mais en passant par un particulier il n’y a aucun problème.

Durant tout le mois que j’ai passé sur les routes en Birmanie, j’ai dû passer beaucoup de barrages où l’on ne m’a rien dit pour la moto et en ce qui concerne la police… Je les cherchent encore.

PAR CONTRE ! Il est vrai que la moto est interdite dans le complexe de Bagan (dans la ville c’est autorisé) et à Yangon. En dehors de ça vous aller où vous voulez.

Pour l’anecdote je n’ai croisé qu’un seul touriste en moto sur toute la Birmanie, autant vous dire que vous surprenez les locaux à chaque fois que vous faites le plein.

Mandalay – Monywa

J’ai loué ma moto (enfin un scooter) à Mandalay pour environ 8 000 Kyats par jour, soit 4,6 Euro (il me semble) à un garage local que l’on peut trouver sur internet : https://www.google.com/maps/place/Tiger+Mandalay/@21.9710959,96.0815455,15z/data=!4m2!3m1!1s0x0:0x653bbc4e5ea1c512?ved=2ahUKEwjj_NLRgMDgAhXp1-AKHZf8DLkQ_BIwDnoECAYQCA

Celui ci avait été tout particulièrement gentil, lorsque je l’ai rendu il n’a pas regardé les moindres recoins du scooter pour chercher à me retirer des sous de la caution et m’a même amené à la gare après avoir rendu le scooter.

La route pour Monywa n’a rien d’exceptionnelle, elle est majoritairement longée par de petits commerces.

Je voyage pendant la mauvaise saison alors il pleut beaucoup ! D’un coup un torrent de pluie tombe, je cours me réfugier sous le premier abri, mais visiblement je ne suis pas le seul. Les locaux dont un moine attendent ici le temps que la pluie se calme. Je ne pourrais pas décrire leurs expressions lorsque je me suis abrité avec eux, toujours accompagnées de sourires, j’adore ces moments.

route sous la pluie birmanie

Monywa – Bagan

Ici rien d’exceptionnel appart une belle rencontre et un troupeau de vaches à traverser.

Anecdote : Grâce à la moto je n’ai pas payé l’entrée à Bagan (sans faire exprès); je ne l’ai su que bien plus tard que l’entrée était payante. Les gardes ont dû me prendre pour un local et m’ont laissé passer.

Bagan – Mindat

Cette route là était particulièrement étrange, j’avais parfois l’impression d’être dans un désert sur un continent totalement différent

Mindat – Mrauk U

Alors là c’était la grande aventure.. Je me suis lancé sur une petite route passant dans les montagnes vers Mindat car je ne voulais pas refaire la même route; mais celle ci faisait une centaine de kilomètres sans rien du tout, pas même de quoi acheter de l’essence !

Et ce qui devait arriver, arriva ! Je fûs à court d’essence au milieu de nulle part. J’arrête alors un local à qui j’explique comme je peux la situation, il va chercher de l’essence dans son propre réservoir pour la verser dans le mien et m’indique qu’il y a une station à 20 kilomètres. Je le remercie énormément et j’essaye de lui donner de l’argent mais pas moyen, c’est la deuxième fois que ça m’arrive et je suis toujours autant gêné.

locaux birmanie portrait

La chique de bétel

J’en profite pour essayer pour la première fois la chique de bétel sur la route, lorsque je m’arrête à un commerce qui en fait et en demande un, les locaux me regarde très bizarrement, ils m’en font un, je demande combien et ils me répondent rien… Mais pourquoi tout le monde m’offrent tout ici?

Les Birmans sont extrêmement aimable et altruiste mais c’est très gênant quand on ne peut pas leurs offrirent quelque chose !

Le goût est très fort mais plutôt bon, le goût de la feuille passe très bien, mais la première fois que j’en ai chiqué j’ai eu un peu le tournis au début, un peu comme la première cigarette. Attention à ne pas l’avaler, la chique de bétel se recrache une fois liquide dans la bouche.

Beaucoup de touristes n’essayent pas car ils ont peur d’avoir les dents noirs comme les Birmans, ce qui est le cas, il y a un gros problème dentaire en Birmanie à cause de la chique de bétel, mais avant d’avoir les dents noirs il faut en mâcher une dizaine par jour pendant des années. Les Birmans la mâche car pour eux ça donne une sorte de pouvoir, de motivation (ce qui n’est pas totalement faux), mais surtout parce que c’est devenu totalement culturel.

Personnellement j’en ai repris plusieurs fois, c’était un peu la pause café et le goût s’améliore avec le temps.

Ma route préféré de Birmanie

En approchant de Mrauk U le paysage change complètement, un paysage très particulier, limite irréel !

Je vois des femmes locales descendre une colline avec des plantes dans leurs dos, très surprises de me voir elle viennent me parler; je comprends pas grand chose mais je comprends qu’elles veulent m’inviter à boire un coup, franchement j’aurais dû accepter mais entre la gêne d’accepter et l’hésitation de savoir ou non si j’avais bien compris, je n’ai pas vraiment répondu. Aujourd’hui il est certain que j’aurais acquiescé, au risque d’avoir mal compris, le plus dur est toujours d’oser, mais une fois qu’on en a l’habitude ça vous ouvrent à de nombreuses expériences et possibilités.

femmes birmanie tribus

La route est particulièrement dangereuse, très sinueuse et très utilisée par les gros transporteurs, je ne fais pas le poids avec mon petit scooter alors je roule doucement et les laissent tout le temps passer. Des cadavres de camions laissent imaginer qu’il y a souvent des accidents.

accident birmanie camion

Il faut que je passe un barrage, la police locale me lance de grands sourires, je me demande quand es ce que c’est la dernière fois qu’ils ont vu un touriste à moto. Très accueillant, ils me mettent à l’aise le temps qu’ils regardent mon passeport. Puis je repars comme une fleur.

Et la route me cache encore bien des surprises avant d’arriver à Mrauk U

Juste avant Mrauk U je passe dans un village Musulman et les locaux n’ont plus la même couleur de peau, peut être des Rohingyas? Mais le village est très grand, si ce sont des Rohingyas ils n’ont pas l’air d’être embêté par le problème actuel. J’aurais bien aimé savoir.

Village rohingyas birmanie

Mrauk U – Ngapali

La route longe les plages de Ngapali, mais je ne fais que passer, le coin ne m’intéresse que très peu. En revanche les paysages sur la route sont très beaux.

Anecdote : C’est d’ailleurs sur cette route que je suis témoin d’un accident, avec la pluie deux jeunes sur deux scooters arrivent en face de moi, l’un d’eux glisse et finis dans un tas de cailloux servant pour les travaux. Je m’arrête en catastrophe et sort ma maigre trousse de secours, un peu de coton, du scotch et de la bétadine. Il n’est que blessé à la main, assez entaillé mais rien qui soit très grave, je lui fais un pansement et son ami l’emmène sur son scooter après m’avoir remercié. Cette expérience traduit bien de la dangerosité des routes en Asie, le jeune ne roulais pourtant pas très vite mais l’adhérence de la route était mauvaise et un seul petit virage a suffit à ce qu’il se plante, heureusement il s’en sort bien.

Et j’arrive bientôt à Yangon !

Yangon – Loikaw

A Yangon il n’est pas possible de rouler dans la ville, je me suis d’ailleurs fait avoir car je n’étais pas au courant, je l’ai compris lorsque j’ai vu qu’en me rapprochant du centre il y avait de moins en moins de moto.
Je croit qu’un policier m’a vu mais ne m’a pas poursuivi. Selon les locaux l’amende serait très salée !

Il a fallu que je parte très tôt le matin pour quitter Yangon après ma visite, afin d’éviter d’être vu par la police, SAUF QUE la roue arrière du scooter s’est dégonflée pendant mon séjour… Me voilà donc entrain de rouler à 10 km/h à Yangon sur ma roue arrière crevée, glissant sur la chaussée (pour la discrétion on repassera), tout en cherchant un garage à moto qui n’existe pas évidement ! J’ai finalement atterrit dans un garage de voiture qui a pu me réparer la chambre comme il le pouvait, le temps de trouver un vrai garage !

Au final j’avais abîmé toute la roue, les rayons étaient tordus et la roue n’était plus vraiment ronde, sans compter le petit coup de flippe, mais bon en y repensant ça me fait beaucoup rire, soyez toutefois plus renseigné que moi ça vous évitera ce genre de galère.

Et j’ai enfin pu partir pour Hpa An en ayant évité l’amende ! Il faut dire que je l’aurais mérité tout de même.

A Hpa An je rencontrerai une Française qui m’accompagnera quelques temps à moto.

La route se poursuit en direction de l’Est, on croise beaucoup de locaux très contents de nous rencontrer. A chaque fois que l’on descend du scooter c’est une vague de regards étonnés que l’on déclenchent.

On commence à rouler sur une route incroyable perdue dans les montagnes, mais que très dangereuse, un éboulement a eu lieu juste avant que l’on passe, je me mets à déblayer la route avec des locaux venus en camions, visiblement très amusés de nous voir ici. Le rideau de douche bleu c’est moi ! La photo a été prise par un téléphone à l’intérieur d’une pochette waterproof, d’où la qualitée.

Au bout d’un moment lorsqu’on a retiré tout les plus gros blocs, les locaux me font signes que ça ira, ils démarrent le camion et démarrent à toute allure dans la coulée, le camion glisse mais fini par passer, en voyant ça j’hallucine, avec beaucoup moins de confiance je passe derrière très lentement.

On s’arrête se reposer au premier guesthouse que l’on croise, et il y en a extrêmement peu; on a même pensé à toquer chez les gens. Evidemment ici il n’y a pas d’eau chaude et il fait très froid, mais c’est sans compter l’astuce de la résistance ! Il existe une résistance que l’on branche sur une prise, on remplit un sceau d’eau, on plonge la résistance et 10 min plus tard l’eau est chaude ! Si vous en cherchez un ça s’appelle un thermoplongeur.

chauffer eau birmanie

Dans la chambre un truc clignote…

C’est une luciole ! Il y en a beaucoup en Birmanie, parfois lorsque l’on roule sur les routes de nuit, on peut voir les arbres ressemblant à un ciel étoilé grâce à ces lucioles.

Et la météo ne s’améliore pas..

la moto et la pluie birmanie

Lorsque la pluie s’arrête on redémarre ! La route est toujours aussi belle et authentique.

On s’arrête manger dans un boui-boui sur la route, ils font une excellente soupe de nouille aux cacahuète.

Mais le plus incroyable c’est que l’on y a trouvé du vin local et pas cher en plus de ça, alors on l’achète. Avant de partir je vois un jerrycan et je sais qu’il est rempli d’alcool de riz, je demande donc si je peux en acheté aussi. La propriétaire me rempli une bouteille de Coca, je lui demande combien et sa fille qui parle un peu Anglais me répond « No no it’s priceless »; c’est quelque chose qui n’a pas de prix ici, ils nous ont donc offert cet alcool de riz (encore).

alcool de riz birmanie et vin
Le vin était particulièrement imbuvable par contre

On goûtera le vin et l’alcool de riz le soir même, et au risque de décevoir.. Le vin était imbuvable, en revanche leur alcool de riz était toujours aussi bon et fort.

Aparté

Pour l’anecdote j’ai gardé cette bouteille d’alcool de riz au moins 2 mois dans mon sac, elle voyagea même en Asie derrière la moto, tout ça pour la rapporter au mariage de ma grand mère dans lequel j’ai fais une surprise en rentrant. J’avais prévu qu’on la boirait à ce moment là, mais avec la fête je l’ai oubliée sur la table, et le lendemain mon beau grand père a pensé que c’était une bouteille de coca remplie d’eau, et a jeté le contenu dans l’herbe… Je suis dégoutté !

Loikaw – Inle

Encore une très belle route et bien moins dangereuse que l’autre ! C’est là que je me sépare de mon compagnon de route ! Je continuerai seul !

Inle – Hsipaw

Anecdote (encore une?)

Un peu perdu sur la route entre Inle et Hsipaw qui est une route très peu fréquentée et vraiment dans la campagne de la Birmanie, je suis entrain de suivre des locaux à scooter, lorsque je les voient éviter quelque chose brusquement, je me dis alors que c’est un serpent comme d’habitude, et effectivement ça en était un mais cette fois ci un COBRA ! Il avait la collerette déployé prêt à attaquer comme sur la photo dessous, ce qui fait que je l’ai tout de suite reconnu.

cobra route birmanie

Bref un gros flip, j’ai essayé de le prendre en photo en m’arrêtant plus loin mais il est très vite parti, donc je n’ai qu’une photo trouvée sur une banque d’image (vive les photos libre de droit).

Bref revenons à la route, toujours aussi belle !

Les Photos Instagram

Je reviens d'un voyage d'un an à moto en Asie, prochaine étape l'Afrique en C15 !

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