J’ai attrapé le Palud en Afrique… 2 fois

Avant de vous raconter tout ça je vais tout de suite préciser une chose que beaucoup de personnes ne savent pas : Paludisme = Malaria, Malaria étant seulement le mot Anglais pour Paludisme. Et je parlerais ici du Paludisme Falciparum, celui que j’ai attrapé, le plus fréquent et le plus meurtrier d’Afrique.

On m’avait terrifié avec ce parasite avant que je parte en Afrique, on m’avait raconté que c’était mortel, qu’on en guérissait pas, même si on en mourrait pas on le gardait à vie… J’étais parti quand même, conscient du risque je prenais et je vivais chaque jour avec cette peur de l’attraper…

Mais voici la vérité sur ce parasite si mal connu de nos pays occidentaux :

L’histoire commence après ma grosse galère à la frontière de la Côte d’Ivoire :

Alors c’était pas le stress?

En sortant de Sipilou j’ai tenté de manger mais je n’en avais aucune envie, les aliments n’avaient pas de goûts, une texture dégueulasse. Au départ je m’étais dis que c’était simplement dû au stress, je venais de vivre une expérience stressante et fatiguante, en plus de ça je dormais très mal la nuit, j’avais besoin de repos.

Depuis Sipilou j’ai roulé jusqu’à Man, j’étais fatigué, j’allais pas bien alors j’ai décidé de dormir dans un guesthouse pour une fois.

De pire en pire

Je m’y installe et je sors acheter à manger, en marchant en direction du marché je me suis rendu compte que j’avais très peu d’équilibre, des vertiges, impossible de marcher droit, je manque de me ramasser plusieurs fois, ça n’allait vraiment pas. En plus de ça j’avais grossi et j’étais constipé, c’est bien la première fois de ma vie que ça arrive.

En rentrant j’ai réussi à manger un peu, mais je n’ai pas passé une nuit très reposante, j’avais des énormes maux de tête, je n’arrêtais pas de me réveiller, peut être 10 fois dans la nuit, c’était vraiment dur à vivre d’être autant fatigué mais de ne pas pouvoir se reposer.

Le lendemain matin ça allait mieux, je continue mon voyage vers Grand Bereby en passant par une route horrible, j’ai réussi sans problème à le faire, l’adrénaline m’a probablement aidé à ne pas sentir les symptômes, je me disais que mon état s’améliorait, en revanche je dors toujours très mal la nuit mais tant que je bouge et que je fais des choses ça va plutôt bien, je me force à manger à midi pour avoir des forces.

 

Je me souviens de la nuit que j’ai passé chez ce militaire, je m’étais gavé de spaghettis dans un boui-boui où il m’avait emmené, j’avais commandé une assiette entière en pensant que c’était une portion normal, mais c’était au moins pour 2 personnes, j’ai tout fini par politesse et respect malgré mon manque d’appétit. Je me souviens que le militaire m’avait dit qu’il était content de me voir finir mon assiette, il sait que les Français sont du genre à ne pas finir leurs assiettes, et c’est très mal vu ici.

J’avais repris des forces mais je n’arrivais toujours pas à dormir, maintenant j’ai même des sueurs froides et la tête qui délire… Je commence à penser à aller voir le docteur, j’ai été élevé à laisser mon corps guérir mais je commence à me dire que je devrais y aller, ça fait déjà plus de 4 jours que ça ne va pas.

 

Le déni

A ce moment là je pense toujours que c’est le stress, on m’avait tellement fait peur avec le Palud que ça me paraissait impossible que ce soit ça, pour moi c’était quelque chose de forcément mortel alors si je l’attrapais si facilement ça n’avais aucun sens, ou alors aucun Africain ne serait encore vivant, j’ai fais une sorte de déni dû à la peur injustifié du virus qu’on m’avait balancé sans me demander mon accord.

Je me souviens que certains abonnés sur mon Instagram me disait que j’avais probablement le Palud mais je répondais que c’était impossible, que c’était surement simplement le stress ou la fatigue. Plus têtu que moi ça n’existe pas.

J’arrive tout de même à Grand Bereby le jour de Noël, je passe une magnifique journée et je vais m’isoler le soir pour dormir dans le Kangoo, tout va très bien, je fais des Spaghettis sur mon camping gaz, je me force à les manger mais je les vomis tout de suite, j’ai alors cru que le problème venait de ma constipation, que c’est ça qui engendrait tout le reste, je pars donc me coucher en me disant que je passerais à une pharmacie ou un docteur demain.

 

Cette fois ça doit s’arrêter

A peine je viens de m’allonger dans la voiture que ma tête commence à délirer, les vertiges me reprennent, j’ai l’impression de tanguer alors que je ne bouge pas, j’ai du mal à réfléchir et à ça s’ajoute les les sueurs froides… Je suis tout seul isolé dans la forêt et je commence à avoir peur de vomir pendant mon sommeil et de m’étouffer avec, sans que personne ne soit là. C’est alors à ça que ressemblera ma fin? J’avais imaginé quelque chose de plus classe quand même.

J’hésite plusieurs minutes à partir ce soir, le jour de Noël alors qu’il est déjà 21h30, tout ça pour trouver un Smecta, parce que oui, dans ma tête c’était toujours une constipation.

Finalement je me dis que c’était plus sûr de partir tout de suite, je prend alors le volant en pyjama, j’allume le moteur et ça va tout de suite mieux, dès que je m’active je n’ai plus de symptômes mais je sais très bien que ça recommencera quand je me reposerai, c’est une fatalité que je ne peux pas éviter, alors je continue ma route vers le village le plus proche !

 

 

La quête du Smecta en Pyjama à Noël !

Au premier village je vois des jeunes sur le bord de la route, je m’arrête, je sors ma tête par la fenêtre, les yeux rouges, l’air fatigué, tel un zombie en pyjama, je leurs demande où se trouve la pharmacie la plus proche. Je ne fût pas surpris de les voir détaler comme si ils avaient vu un fantôme.

Je continue alors au prochain village, je m’arrête sur le côté de la route, je trouve une pharmacie mais elle est fermée, les locaux étant curieux de me voir débarquer ils viennent me voir pour m’aider, ils appellent le pharmacien mais celui-ci serait à une fête pour Noël, impossible de le joindre…

Je ne marche plus très droit, ma tête commence à me faire défaut mais je continue ma route, très peu de personnes roulent à cette heure ci alors je roule doucement jusqu’au prochain village.

J’arrête 2 hommes en scooters pour leurs demander si ils savent où trouver une pharmacie, ils m’indiquent son emplacement et me dise que le pharmacien doit être à la messe de Noël et qu’il sera là bientôt.

Je me gare devant la pharmacie et je patiente… 15… 30… 45 minutes… Puis je vois quelqu’un arriver en scooter, c’était les 2 hommes que je venais de rencontrer !

Ils me demandent si le pharmacien est arrivé, étonnés ils essayent de l’appeler mais aucune réponse…

Je leurs expliquent alors le problème que je considère encore et toujours comme être une constipation, et croyez moi à ce niveau là on se fout bien de parler de constipation à des inconnus.

Ils me conseillent alors un remède local le « Bonnet rouge », un lait concentré qui te débloquerait l’estomac.

J’aurais pu m’arrêter là, prendre ce remède local et aller me coucher mais mon corps me parlait, il me disait qu’il fallait que ce soit vraiment réglé ce soir, je voulais être sûr que ce que je prendrais arrêterais tout ça, j’avais beau croire que ce n’était rien de grave, quelque chose me disait que ma survie en dépendait. J’ai donc dis non au Bonnet Rouge.

L’un des hommes m’a parlé d’un hôpital toujours ouvert à 40km d’ici, il m’a proposé de m’y amener, j’étais debout entrain de leurs parler quand ma vision s’est obscurcit d’un coup, je ne tenais plus debout, je me suis assis sur le siège conducteur de ma voiture lorsque l’homme me dit qu’il me conduira jusqu’à l’hôpital.

En route on discute un peu de mon voyage, de sa famille… Et ça me fait un bien énorme, je reprend totalement connaissance pour tout le trajet, mais je sais que ce n’est que temporaire.

 

Enfin fini?

En arrivant à l’hôpital les symptômes me reprennent, je me fais recevoir par une médecin, je lui explique tous mes symptômes et un infirmier vient me piquer le doigt, je savais que c’était pour le Palud mais je me disais que c’était inutile.

5 minutes plus tard il revient, donne le test à la médecin qui me dit que je suis positif au Palud… Mon monde s’écroule, pendant 5 minutes je me vois branché à des machines, avoir un traitement à vie ou mourir dans quelques années. J’accepte tout ça, j’accepte que ma vie sera écourtée ou devienne très compliqué…  après tout je connaissais les risques et je les ai acceptés en venant ici.

Avec un ton très faible et hésitant je demande à la médecin « Alors il se passe quoi maintenant? », j’entendais par là « Combien de temps et comment je vais vivre? », j’ai eu du mal à lui poser la question, j’avais très peur de la réponse mais il fallait que je sache. Elle m’a répondu d’un ton calme : « Vous allez faire une piqure par jour pendant 3 jours et vous serez guéri ».

Je la regarde avec des grands yeux, très étonné et je bégaye « Guéri?…. Guéri du Palud? »

Elle me répond d’un ton étonné : « Oui du Palud. »

Je surenchéris : « A vie? »

Et je crois qu’à ce moment elle a compris parce qu’elle a éclaté de rire et m’a répondu « Oui à vie! »

S’en est suivi alors une discussion où nous rions tous les deux de la situation, je lui expliquait que chez moi on m’avait fait vraiment peur avec le Palud, que je pensais que c’était vraiment mortel, elle m’a répondu une phrase qui m’a beaucoup fait rire « Vous les blancs vous parlez mais vous ne savez rien sur l’Afrique ».

Elle m’a alors expliqué qu’un Palud pouvait vraiment être dangereux après 2-3 semaines pour un Africain normal, on peut évidemment réduire un peu ce délai pour un Européen qui n’a jamais été infecté. Mais visiblement je n’étais pas encore à ce stade là.

On m’a alors fait une piqure d’adrénaline il me semble pour mon état, la piqure m’a mit vraiment mal pendant 5 minutes, je voyais flous, impossible de me lever, puis tous mes symptômes ont commencé à disparaitre.

S’en est suivi une piqure pour éliminer le Palud, il faudra que j’en fasse 2 autres les 2 prochains jours et le parasite sera définitivement éliminé. Je n’ai même pas besoin d’être hospitalisé, je peux juste les prendre avec moi, me piquer moi même ou m’arrêter dans un hôpital et demander à ce que ce soit fait, ainsi je peux continuer de voyager. Dans certains pays ou selon l’état du patient une piqure suffit même, c’est ce que j’avais fais au Ghana, j’avais détecté mon Palud à 12h et il était mort à 14h.

Avec du recul

Je pense que j’ai eu un peu chaud, vu mon état je ne devais pas être très loin du stade « sévère » du Palud, ça devait bien faire plus d’une semaine que j’étais contaminé et quelques jours de plus aurait pu mettre ma vie en danger, mais d’un autre côté je n’aurais jamais pu tenir quelques jours de plus sans voir quelqu’un, j’étais vraiment à bout.

Heureusement j’ai de bonnes défenses immunitaires qui m’ont permis de tenir aussi longtemps, je le dois à ma mère qui a laissé mon corps se battre plutôt que de prendre des médicaments toute ma vie. Mais même si ça n’avait pas été le cas, j’aurais simplement été dans cet état plus tôt et je serais quand même allé voir un docteur. Voilà pourquoi le risque mortel du Palud est rare pour un adulte normal, même en étant très têtu j’ai eu le temps de l’éliminer avant qu’il ne devienne dangereux.

Il est clair que tout ça n’aurait pas dû arriver, toutes mes informations sur le parasite étaient fausses, tout ce que m’avait raconté les gens n’avaient aucun sens et tout ça a été confirmé par les nombreux sites qui alarment sur le danger du parasite par des chiffres effrayants sans trop parler du traitement existant. Notez aussi que vous ne verrez jamais un taux de létalité du Palud car celui-ci serait trop rassurant, on préfère parler du nombres de mort directement.

Alors es ce que c’est parce qu’on ne connait vraiment rien à tout ça? Ou a t’on des intérêt à faire peur aux voyageurs pour éviter que quelqu’un ne revienne avec? Je vous laisse y songer, ce qui est sûr c’est que ça marche. Aujourd’hui quand je dis que j’ai attrapé le Palud et que je ne l’ai plus, on a tendance à remettre ma parole en question, on s’est construit un monde où le Paludisme était la pire maladie à attraper.

Le Paludisme est bien la maladie la plus meurtrière du monde et les Africains ont besoin d’aide concernant ce combat contre le parasite, ils ont besoin de plus d’assistance, plus de moustiquaires pour les enfants, de médicaments ect… Le Parasite est si présent en Afrique que même avec un taux de létalité si faible les morts se comptent en centaines de milliers. Mais ce n’est pas la pire maladie à attraper, surtout pas pour un adulte moyen. Évidemment le monde doit savoir tout ça mais il faut qu’il sache tout à propos du parasite, et pas que le plus effrayant.

Au final j’ai fais tarder la chose car il était impossible pour moi que je sois si vite contaminé par quelque chose d’aussi dangereux, je me suis mis en danger parce qu’on m’avait trop effrayé avec ça, quelle ironie.

Depuis que je connais le vrai danger du paludisme je peux voyager en Afrique beaucoup plus sereinement, avant cette expérience j’étais toujours stressé quand je me faisais piquer par un moustique, aujourd’hui je sais que je n’ai pas vraiment de quoi m’inquiéter. Le Palud comme beaucoup de maladie a un avantage, plus vous l’attrapez, plus vos défenses deviennent fortes contre lui et plus vous pouvez lui résister. En plus de ça je sais dorénavant reconnaitre ses symptômes et donc agir à temps pour le soigner afin de ne plus être dans le même état.

C’est ce que j’ai fais au Ghana où j’ai attrapé une deuxième fois le Palud, cette fois-ci je l’ai très bien vécu, je l’ai éliminé avant même de ressentir de gros effets.

Attention : Les symptômes du Palud sont similaires à ceux du Typhus que j’ai attrapé au Nigéria, si vous avez ces symptômes faites bien les 2 tests, les médecins le savent en général mais on ne sait jamais sur qui on tombe. Et oui… Le Typhus se guérit aussi très bien quand il est détecté à temps.

 

Tout savoir

 

Le Paludisme se transmet par le moustique, pour être infecté il faut donc qu’une personne ayant le Palud soit piqué par un moustique puis qu’il vous pique à son tour. Il est donc plus facile d’être contaminé dans des endroits assez fréquentés même si les grandes villes Africaines sont bien protégés grâce à une forte distribution de médicaments.

Avec le Paludisme c’est une question de temps et de défenses immunitaires, tant que le parasite n’est pas « sévère » il peut être traité et exterminé très facilement à l’aide de quelques piqûres ou avec des pilules pour les plus confiants, les piqures étant bien plus violentes pour le Palud que les pilules.

Chez un homme normal le parasite passe en état sévère entre 1 à 3 semaines, laissant largement le temps de voir les symptômes et réagir.

Dangereux pour qui?

Le Paludisme fait tout de même 400 000 décès chaque année dans le monde, quasi tous viennent d’Afrique (plus de 90%), enfaite ce sont les personnes immunodéficientes qui sont vulnérables, un enfant, une femme enceinte ou quelqu’un avec des défenses immunitaires faibles, ces personnes peuvent passer en état « sévère » très rapidement, en quelques jours seulement, l’état sévère nécessite des soins médicaux très rapidement et peut provoquer la mort. Selon l’OMS 67% des décès dû au Paludisme sont des enfants de moins de 5 ans.

Ce nombres très impressionnant de morts est dû au nombre de contaminé, le Paludisme est partout en Afrique, environ 230 millions d’infectés en 2018, soit 0,17% de taux de létalité, ça rend les choses tout de suite moins alarmantes.

C’est très peu différent de la grippe, dans le monde chaque année ce sont entre 250 000 et 690 000 personnes qui meurent de la maladie mais son taux de létalité est de 0,3%, pourtant on vit plutôt bien en sachant qu’on attrape cette maladie chaque année. Le Palud est plus dangereux car il peut tuer un adulte en bonne santé dans certains cas mais traités à temps il est aussi inoffensif qu’une grippe.

Autant dire que pour des Français avertis d’un âge moyen, le risque est extrêmement faible, les morts de Français du Paludisme par an se compte sur les doigts de la main. C’est ça qui est dérangeant, on en fait tout une histoire en France alors que les vrais victimes du parasite sont les Africains, qui eux sont bloqués avec peu de médicaments et n’ont aucune solution pour en être totalement protégés, et l’ironie du sort c’est que eux même n’en font pas toute une histoire.

Quand je racontais aux locaux que j’avais attrapé le Paludisme ils me regardaient comme si je leurs racontait que j’avais chopé le rhume. Je n’ai jamais rencontré un Africain qui s’est inquiété pour ça.

Symptômes

Un des symptômes les plus rapides et fréquents ce sont des problèmes intestinaux tel la Diarrhée, vomissement ou constipation. Le parasite vient se loger dans le foie et le fait grossir, déplaçant tous les autres organes et engendrant ces symptômes.

Le parasite attaque alors les nerfs, au début ce sont des vertiges, des maux de têtes, du mal à dormir, perte de réflexion…

Puis au bout un moment les effets s’accentuent, on ressent des sueurs froides, la vision s’obscurcit, on tient difficilement debout, c’est à peu près jusque là où mon Palud est allé.

Encore à ce stade le Palud se soigne très facilement, quelques piqûres, peut être quelques pilules en plus pour être sûr et on est repartis.

La suite c’est l’état sévère du Palud, le Palud peut s’attaquer aux globules rouges, causer des anémies, coma, troubles neurologiques… A ce niveau là c’est une hospitalisation directe, le Palud est devenu potentiellement mortel.

 

Pourquoi cette désinformation?

On parle très peu du fait que le Paludisme se soigne très bien que ce soit avec des injections pour mieux agir ou simplement avec des cachets, sur les sites que j’ai lu on parle presque uniquement des morts, et c’est ça que les gens retiennent.

Sur le site de l’institut Pasteur par exemple, le site qui est probablement le plus consulté, on ne parle que des morts, des symptômes, des traitement préventifs potentiellement inefficaces, mais à aucun moment on ne parle des méthodes de guérisons quand on est infecté, laissant penser qu’il n’y en a pas.

Comment se protéger?

2 méthodes s’offrent à vous :

Par médicament : Vous pouvez suivre un traitement anti-paludisme, c’est un peu cher, c’est pas sûr à 100% mais pour un voyage court ça convient parfaitement, je ne l’ai pas fais pour des raisons économiques et pratiques.

Vous faire confiance : Si vous n’êtes pas quelqu’un de particulièrement fragile vous pouvez simplement porter des pantalons ou des manches longues le soir, ou éviter les endroits densément peuplés, ou même ne rien faire de tout ça, le plus important c’est de faire un test palud dès que vous ressentez les symptômes, sans attendre, vous en trouverez dans beaucoup de pharmacies, sinon il faut vous rendre dans une clinique (c’est plus sûr en clinique).

N’oubliez pas que le plus important c’est de le remarquer à temps, si vous le faites vous ne risquez rien pendant votre voyage aussi long qu’il soit. Vous serez devenu un vrai Africain. Aucun Africain ne prend de traitements préventifs, aucun n’a peur du Paludisme, et tous savent réagir en cas d’infection.

Mais vous êtes responsables de vous même comme moi je l’ai été, vous choisissez de prendre le risque d’être infecté ou non, se balader sans manches longues ou sans traitement préventif c’est prendre des risques et il en va de votre responsabilité, je ne suis pas là pour dire que le parasite n’est pas dangereux, je suis là pour vous donner toutes les informations et que la décision viennent de votre réflexion plutôt qu’elle naisse de la peur qu’on vous partage sans arrêt.

 

 

Conclusion

Tout cet article sur le Paludisme est là pour vous raconter mon expérience sur place, il ne doit pas vous empêcher de faire vos propres recherches et d’avoir différents avis.

Tout ce que je souhaite c’est rassurer les personnes voulant aller en Afrique qu’on a terrorisé comme on l’a fait avec moi. Quitte à avoir l’avis de quelqu’un qui n’est pas médecin, prenez l’avis de quelqu’un qui l’a vécu.

Parfois avec le recul je me demande si je suis encore vivant, si je ne vis pas un rêve sans fin et que je suis mort sur cette route de Côte d’Ivoire.

J’avais accepté ma probable mort ce jour là alors que ça n’avait aucun sens, et ça je le dois à la peur universelle qui est partagé sans être fondé dans nos sociétés.

Je ne ferais pas d’article sur le Palud si je n’étais pas sûr de ce dont je parlais, faisons de même pour tout, arrêtons de parler de ce qu’on ne connait pas.

 

Je reviens d'un voyage d'un an à moto en Asie, prochaine étape l'Afrique en C15 !

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