Coincé à la frontière de la Côte d’Ivoire pendant 4 jours!

Ce qu’il faut savoir

Visa

Le Visa de la Côte d’Ivoire est très simple à faire, je l’ai fais en Guinée-Bissau, 15 000 CFA pour 1 mois, 19 000 pour 2 mois (22 ou 28€) et environ 24h d’attente.

Pour la voiture

Normalement la Côte d’Ivoire n’est pas un pays difficile à passer sans Carnet de Passage car le pays a mit en place une « vignette touristique » autorisant le véhicule à circuler pendant 60 jours, gratuitement et sans Carnet de Passage, malheureusement j’ai eu une expérience un peu différente que je ne vous souhaite pas, ce fût un long combat pour moi pour arriver à passer, il a fallut que je passe des heures à appeler les plus gros bonnets de la douanes, des jours à attendre une réponse et au final c’est là bas que j’ai chopé pour la première fois le palud (malaria en anglais), si jamais vous aussi vous tombez sur la mauvaise personne alors cet article vous sera grandement utile.

Frontière Guinée - Côte d'Ivoire

Frontière Gbapleu

La frontière de Gbapleu est la plus connu pour ceux qui souhaitent passer en Côte d’Ivoire, quand on a un Carnet de Passage il suffit de montrer son visa, prendre 3 coup de tampons et c’est terminé.

Mais pour ceux qui voyagent sans CDP comme moi, la frontière n’est pas équipé pour imprimer cette fameuse vignette touristique, les douaniers vont alors vous proposer une escorte jusqu’à la ville pour pouvoir faire la vignette pour la somme de 50 000 CFA (75€), pour certains ce n’est pas grand chose mais pour mon petit budget c’était un peu trop.

Alors je suis reparti en arrière, j’étais déjà sorti de la Guinée mais en discutant avec les chefs policiers et douaniers j’ai pu trouver un accord et revenir en arrière, sans visa évidemment, un pari un peu risqué je le conçois.

Puis je suis parti directement vers une autre frontière bien plus petite avec une très mauvaise route : celle de Sipilou, les douaniers m’ont dit qu’ils avaient une imprimante là bas.

La frontière de Sipilou

Un pont était en construction sur la route mais il n’était pas fini, ce pont m’a marqué car il a fallu que je roule avec ma kangoo sur des planches posés en travers d’une rivière, les villageois qui prenaient leurs bains m’ont bien aidés, j’ai plusieurs fois failli faire tomber la voiture dans la rivière, je n’ose pas imaginer ce qui ce serait passé dans ce cas là.

En plus de ça un douanier sur la route m’a demandé de l’argent, un droit de passage comme il l’appelle, évidemment ça n’existe pas, j’ai dû discuter avec lui une bonne demi heure avant qu’il abandonne, un policier plus tard sur la route m’a demandé sans insister lui.

Début de la galère

Après avoir traversé tous ces obstacles j’arrive enfin à la douane de Sipilou ! On est très loin des petites cases de douaniers en Guinée, ici tout est bien plus neuf, plus en état, et ils ont tout ce qu’il faut pour imprimer la vignette touristique.

Je me fais recevoir très chaleureusement, un jeune me dit de m’assoir quelque part en attendant le chef des douaniers, j’étais rassuré, je pensais avoir passé le plus dur, le reste ne serait qu’une formalité.

C’est alors que le chef arrive, me salut, il me demande mon CDP, je répond que je n’en ai pas, c’est là qu’il me dit droit dans les yeux que je n’ai pas le droit de passer avec ma voiture… Tout de suite je ne comprend pas, je lui demande pourquoi, il me répond que ceux sans CDP ne peuvent pas passer, je rétorque en disant qu’il existe une vignette touristique pour circuler sans CDP, mais il insiste, il dit qu’on ne délivre plus la vignette et que je ne peux pas passer.

J’ai alors tâté un peu le terrain si c’était une question d’argent, sans lui en parler directement, il suffit de dire qu’on est prêt à n’importe quoi pour passer, si c’est une question d’argent ça aurait lancé une discussion, mais là non… sa réponse était définitive.

Sur le moment je le crois, je pars déçu, entrain de réfléchir à comment faire pour continuer mon voyage sans passer par la Côte d’Ivoire, sans visa Guinéen, la seule solution serait d’aller à Abidjan en bus, refaire un visa pour la Guinée, revenir, reprendre la route dangereuse, rentrer en Guinée et passer par le Mali puis le Burkina pour arriver au Ghana, un voyage plus cher et plus dangereux que ce que j’avais prévu, sans compter que je voulais vraiment voir la Côte d’Ivoire.

Jour 1 : Je vais passer

Mais j’ai eu un éclair de lucidité et j’ai envoyé un message à mon groupe Whatsapp de voyageurs en Afrique (un groupe indispensable dans ce genre de situations), le groupe me confirme tout de suite que j’ai le droit d’avoir une vignette, qu’ils connaissent quelqu’un qui est passé ici il y a un mois sans CDP et qui a eu la vignette.

Je m’en vais discuter avec le chef, il nie complètement, selon lui il n’était pas là quand cet homme est passé, c’était une erreur, selon lui la vignette touristique n’est destiné qu’aux habitants de l’Afrique de l’Ouest, pas aux Européens.

J’insiste encore et je fini par avoir son supérieur au téléphone, un colonel chez les Douaniers qui lui même me renvoie vers son supérieur le Directeur Régional. Il me dit que je l’aurais au téléphone le lendemain à 10h et c’est sur cet espoir que je vais dormir dans ma Kangoo garé au milieu de la Douane de Sipilou.

Jour 2 : Trahisons et déceptions

Le lendemain j’attends impatiemment 10h dehors lorsque je rencontre 2 retraités douaniers, des anciens chefs, on discute, je leurs parlent de mon problème et ils me disent qu’ils vont essayer de parler au chef. C’est un grand espoir pour moi, les seuls à pouvoir parler au chef à égalité ce sont bien eux.

10h passe, personne… ce n’est qu’à 11h15 que le chef sort comme si il m’évitait, et s’en va discuter avec les retraités, je reste à l’écart pour l’instant et je fais quelques recherches sur internet.

Puis les retraités m’appellent, j’avance vers eux, pleins d’espoirs, les retraités étaient de mon côté, je devais parler au supérieur de son supérieur et en plus de ça j’avais trouvé sur internet le document qui prouve que j’ai le droit à la vignette touristique.

Je m’assis sur une chaise devant eux et là, ils se déchainent sur moi, les retraités me disent que la loi c’est la loi, que si le chef dit que je ne peux pas passer c’est que je ne peux pas, le chef sait de quoi il parle, moi je ne sais rien… Puis le chef prend la parole, il me dit qu’il a appelé le Directeur Régional sans moi et qu’il refuse, je suis encore calme, je demande gentiment de lui parler moi même.

Le chef l’appelle, le téléphone sonne, le Directeur répond, il lui explique que je veux lui parler et là je l’entend crier « MAIS C’EST QUOI ÇA? » (ils disent souvent ça quand ils sont énervés) et refuse de me parler.

C’est alors que je sort ma carte secrète : le texte de loi m’autorisant à avoir la vignette touristique où il est bien écris « Toutes les personnes non résident de la Côte d’Ivoire peuvent obtenir la vignette », je leurs montrent, le chef rigole, il me dit que lui aussi a un texte de loi qui dit que seuls les résidents des pays de la CEDEAO peuvent l’obtenir et me montre le sien, effectivement c’est bien écrit mais le sien date de 2010, le mien de 2017…. Touché !

Ou peut être pas… Le chef me dit de le suivre dans son bureau pour trouver le bon texte, je l’accompagne et je le regarde chercher, chercher et encore chercher mais il n’en trouve que 2 : le même que le mien et le même que le sien, rien de plus récent. (Attention je viens de trouver une circulaire interdisant la vignette touristique manuelle datant de 2018, elle n’interdit pas la vignette touristique par ordinateur, on pourrait vous le faire croire !).

Je lui dis toujours très gentiment que je suis dans mes droits et que ça en est la preuve, ce à quoi il répond que mon texte est la continuité du sien, le sien est encore valide… Bref la fierté d’un haut gradé d’Africain est intouchable.

Du coup je retire le coup de couteau dans le dos que m’avait plantés les retraités et je propose au chef de parler avec eux, je veux dire… ils ne pourront que prendre mon parti pas vrai? Je veux dire j’ai toutes les preuves qu’il me faut…

Et bien non… j’ai eu le droit au même discours qu’avant, le ton est même monté, j’avais beau avancer mes arguments il n’écoutaient pas, je parlais à 3 murs… Il faut savoir que les personnes âgés ont toujours raison en Afrique, même quand elles ont torts.

J’étais hors de moi, pourtant je suis quelqu’un de calme mais j’ai horreur des injustices, impossible de m’énerver sans aggraver la situation, je demande gentiment d’utiliser le téléphone fixe au chef, il me répond d’un ton sec « Non. »

J’ai les larmes aux yeux, je suis fatigué de cette situation qui n’a aucun sens, j’ai l’impression de faire face à un obstacle trop grand pour moi, tout ce que j’entreprends pour le surmonter ne mène à rien parce que l’obstacle est sourd, aveugle et fier.

Mais je n’arrive pas à me résoudre à abandonner, je ne peux pas abandonner, il y a toujours une solution, c’est une question de temps, je vais arriver à passer.

Je sors alors de la douane et je vais voir des policiers que je venais de rencontrer en arrivant hier, je leur explique la situation, je sais bien qu’ils ne peuvent rien y faire mais j’emprunte leur téléphone car je ne peux pas passer de coup de fil avec ma carte.

J’appelle alors le numéro en bas du texte de loi tout l’après midi pour avoir le directeur de la réglementation, sans succès, je passe une deuxième nuit au milieu du parking de la douane avec de plus en plus de doutes sur l’issu de cette galère.

Vignette touristique de la côte d'ivoire

Jour 3 : Ambassade inutile et échecs

Le lendemain je réussi enfin à avoir le directeur de la réglementation au téléphone, il prend mon problème au sérieux et me confirme que je suis dans mes droits, il me demande alors de lui passer le chef de la douane. Je cours jusqu’à la douane, j’entre dans le bureau du chef et lui tend le téléphone, il me dit « C’est qui? Je prend pas », je lui dis que c’est le directeur de la réglementation, il baisse alors les yeux et prend le téléphone… Je vais y arriver !

Malheureusement le chef de la douane lui dit que l’ordre vient d’en haut, il me repasse le directeur et celui-ci me dit qu’il n’a pas l’autorité suffisante et qu’il doit parler à ses supérieurs. Il devait me rappeler dans l’après midi mais je n’ai pas eu de nouvelles, visiblement la personne qui ne veut pas me laisser entrer est quelqu’un d’important…

L’ambassade

Un des policiers me dit d’appeler l’ambassade, je n’y avais même pas pensé, j’ai toujours été déçu par les ambassades mais au point où j’en suis je doit tout tenter.

Je les appellent, je tombe sur la secrétaire qui me renvoie vers un ambassadeur, je lui explique mon problème mais je n’ai pas le temps de terminer qu’il m’explique que le chef a le droit de refuser l’entrée à qui il veut selon la loi, une loi qui existerait aussi en France, sauf que dans mon cas le chef n’a jamais parlé de cette loi, il ne me refuse même pas l’entrée, seulement celle de mon véhicule.  Je continue à essayer de lui expliquer la situation mais je parle à un mur, je fini par lui dire que le directeur de la réglementation avait pris mon problème bien plus au sérieux que ma propre ambassade.

Mon interlocuteur m’explique comment ça se passe en Afrique, qu’il faut demander gentiment, être poli… Je lui répond que je sais tout ça, j’ai déjà essayé et que ça fait 4 mois que je parcours l’Afrique, ce à quoi j’ai eu le droit à un ton bien condescendant « Ah ! Alors si ça fait 4 mois… », ce genre de réaction n’existe pas en Afrique, seuls les Français peuvent montrer autant de condescendance.

J’aurais pu m’énerver, j’aurais pu répondre que passer 2 ans sous une climatisation dans un bureau ne vaut pas plus que 4 mois à parcourir l’Afrique seul mais je me suis retenu, je suis peut être jeune mais j’ai compris que répondre à la condescendance avec de la condescendance ne menait à rien.

Il continue de dire que je n’ai aucune chance de passer (négativité qui vient bien de chez nous aussi), que lui ne peut rien faire, je lui ai répondu que seul j’avais réussi à contacter plusieurs gros bonnets de la douane alors je ne comprend pas pourquoi lui ne pourrais rien faire. Il finit par prendre mon numéro et il me dit qu’il tentera de faire quelque chose.

Je n’en crois pas un mot, il n’a rien écouté de ce que j’ai dis, il ne pensais qu’à ce qu’il allait répondre, il a probablement marqué mon numéro sur un Post It, collé sur l’écran de son ordinateur qu’il retirera dans 6 mois quand il n’aura plus de places.

Je ne veux pas donner une mauvaise image de nos ambassades, on a déjà la chance d’en avoir presque partout, mais on ne peut rien attendre de la majorité d’entre eux, si vous avez un problème essayez toujours de les contacter mais sachez que vous ne pouvez compter que sur vous et ne les laissez surtout pas vous décourager comme ils l’ont fait avec moi.

L’homme que j’ai eu au bout du fil avait autour de la quarantaine d’années, il travaille dans l’ambassade de mon pays et il n’arrêtait pas de me dire que je ne passerais pas, moi j’ai 24 ans, je suis seul à l’autre bout du monde, évidemment que ça me touche, que ça me brise tout espoir, que ça me donne envie d’abandonner et de rentrer, mais il faut garder espoir, personne n’a à vous dire ce dont vous êtes capable ou non, vous êtes le seul à le savoir.

Bref, la nuit tombe et c’est sur cette déception que je vais passer une 3ème nuit dans la voiture, un vrai combat a lieu dans ma tête entre mon envie d’abandonner et mon incapacité à laisser tomber, heureusement pour moi mon incapacité à laisser tomber est très bien entrainé à ce genre de combat.

Jour 4 : Ascenceur émotionnel et envie d’abandonner

Ce matin je prévois de rappeler le directeur de la réglementation, lorsque je reçois un message de l’homme qui est passé ici il y a quelques mois et qui a eu la vignette touristique, il a réussi à retrouver la photo de la vignette, je l’ai en pièce jointe et devinez qui a signé la vignette… Le chef de la douane !

Malgré nos désaccord j’arrive à parler au chef, je pense que ma situation lui fait un peu de peine, je lui montre la photo… Il ne dit rien… Puis il se lève et me dit qu’il va appeler ses supérieurs. Ses supérieurs contactent la capitale et reviennent vers lui pour m’autoriser à passer ! YES !!

On fait les papiers, ils les envoient à son supérieur en attendant sa vérification et son accord… Je n’ai pas mangé depuis la veille, j’ai attendu toute la journée et c’est vers 17h que le chef de la douane me montre son téléphone…

Le message sur Whatsapp de son supérieur disait qu’il ne m’autorise pas à passer… Mes espoirs s’écroulent… Une fois de plus.

Mon envie d’abandonner me fout un uppercut, il laisse mon incapacité à laisser tomber au sol, je suis complétement sonné, pendant 5 minutes je n’ai plus de force, plus envie de me battre, tous ces ascenseurs émotionnels m’ont achevés, mentalement je suis au sol.

Mais comme à son habitude mon incapacité à laisser tomber se relève, de nouveau prêt à se battre, dans ce genre de moment quand je perd espoir, j’ai besoin de ces 5 minutes d’abandon pour me reposer, bizarrement je reprend espoir après ça, je trouve toujours une petite idée qui me regonfle, aussi petite soi-t’elle.

Mon idée c’est d’appeler Chloé, l’administratice de mon groupe de voyage sur Whatsapp, c’est une Ivoirienne, elle connait beaucoup de monde et pourrait me sortir d’affaire, j’avais déjà essayé de la contacter mais elle était en voyage d’affaires, cette fois ci j’arrive à la joindre.

Elle me demande si j’ai appelé l’ambassade, je lui explique qu’ils n’ont rien voulu faire, ce à quoi elle répond « Ouais comme d’habitude quoi ! », j’avoue, ça fait du bien de l’entendre !

Elle passe alors des coups de fils à des bonnets de plus en plus gros, j’ai finalement au téléphone le directeur régionale, celui qui a donné les ordres de ne pas me laisser passer, c’est quelqu’un de très désagréable, c’est le seul à me parler d’un ton agacé et supérieur.

Je lui parle calmement de mon problème, avec respect toujours, je lui envoie les textes de lois m’autorisant à passer malgré que pour lui « Non résidents de Côte d’Ivoire » ne veut pas dire le monde entier… Il m’envoie alors les anciens textes, je lui réponds qu’ils sont outrepassés, il me dit qu’ils sont toujours valables…

Il finit par me dire qu’il va me laisser passer, tout en continuant de dire que je ne suis pas dans mes droits, il ne lâchera pas l’affaire par fierté mais il me laisse passer pour enfin se débarrasser de moi tout en me faisant croire que c’est un geste qu’il m’accorde. Personnellement j’en ai rien à faire, je passe c’est tout ce qui compte, je ne changerais rien à lui rentrer dedans à part d’aggraver ma situation. C’est cet article que je suis entrain d’écrire qui a le plus de chance d’aider les prochains qui vivront cette situation.

Il finit par dire au chef de la douane de faire ma vignette et me laisser passer. ENFIN ! Il est tard le soir, je pourrais finir les papiers et partir le lendemain, je vais me coucher avec le sourire, j’ai finalement passé cet énorme obstacle, je l’ai fais malgré tous mes doutes et mes échecs.

Enfaite je pense qu’il ne voulait pas me laisser passer pour empêcher les gens de vendre leurs voitures sans payer de taxes en Côte d’Ivoire, c’est un problème récurrent en Afrique, malgré que le texte de loi m’autorise à avoir la vignette, il voulait outrepassé la loi en tant que bon directeur Africain, le directeur de la réglementation n’a probablement rien fait pour ne pas avoir de problème avec lui. Même si j’étais passé par Gbapleu j’aurais eu le même problème puisqu’il gère toute la région.

J’ai eu un problème un peu similaire en Gambie, il m’a suffit de parler au chef, de lui montrer que ma voiture était ma maison pour le rassurer sur le fait que je n’étais pas là pour la vendre. Mais dans ce cas là c’était impossible, le chef de la douane savait que c’était ma maison mais le directeur avait dit non.

Conclusion

Finalement je suis parti en disant au revoir à tout le monde, aux douaniers qui avaient été super gentil avec moi, aux policiers qui m’ont tant aidé, aux habitants de Sipilou qui souhaitaient tous les jours que j’arrive à passer et… au chef de la douane, il m’a souhaité bonne chance pour le reste de mon voyage, c’était un homme gentil qui devait imposer les ordres de son directeur, je le sais, on se quitte alors avec un beau geste et un grand sourire.

Je n’ai pas réussi à manger ce jour là, je croyais que c’était le stress mais j’avais attrapé le Palud… Rester au milieu des douaniers pendant 4 jours m’avaient contaminé et je ne le savais pas encore.

C’est le début d’une autre galère, vous n’avez pas idée mais je vais faire un article complet pour tout vous raconter et briser les idées reçus sur cette maladie. Je vous rassure, au moment où je vous écris, 10 mois plus tard, je vais parfaitement bien.

UN GRAND MERCI :

Un grand merci à Chloé qui m’a permit de passer, ses contacts m’ont été d’une grande utilité, sans elle je sais pas si j’aurais réussi à continuer, surtout avec le Palud dans le sang, ma dernière solution aurait été de continuer à appeler tout le monde jusqu’à ce qu’ils laissent tomber.

Un grand merci à mon groupe Whatsapp qui m’ont été d’un grand soutien morale, mais aussi à cet homme d’avoir cherché la photo de la vignette pendant 2 jours et d’avoir fini par la trouver !

Un grand merci aux policiers, ils m’ont été d’un grand soutien morale et m’ont permis de téléphoner à beaucoup de monde, et merci à tous les habitants, y compris douaniers de Sipilou, toujours à me dire que j’allais y arriver !

J’ai beau dire que j’y suis arrivé, que je n’ai pas abandonné et que j’ai réussi à passer cet obstacle seul, la vérité est qu’on ne réussi jamais seul, le monde ne marche pas comme ça, j’ai réussi grâce à toutes ces personnes qui m’ont aidés directement ou indirectement à tenir le coup.

Si j’avais vraiment été seul, je doute vraiment que j’aurais réussi à tenir le coup, même avec une incapacité à abandonner blindé.

 

Si vous êtes dans ce cas là

Surtout n’hésitez pas à me contacter, je vous donnerais les contacts qu’il vous faut pour passer, vous pouvez aussi en parler dans le groupe « West Africa Travellers » sur Facebook, ils ont le groupe Whatsapp dont je parle.

Quand vous parlez aux douaniers soyez toujours polis, souriants, gentils, essayez de faire ressortir leurs empathies, mais mon meilleur conseil c’est d’être patient, certains voyageurs campent pendant une semaine devant une frontière pour passer en Afrique.

Je reviens d'un voyage d'un an à moto en Asie, prochaine étape l'Afrique en C15 !

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